Le Tchad lance l’opération « Colère de Boma » contre le groupe Boko Haram
Arrivé à la fin des trois jours de deuil national décrété en mémoire des victimes de l’attaque perpétrée contre son armée nationale par les éléments de Boko Haram le 23 mars dernier, le Tchad a engagé une contre-offensive, le 29 mars 2020, pour donner la réplique au groupe terroriste qui opère dans le bassin du Lac Tchad. L’opération est baptisée « Colère de Boma ».
C’est le Président de la République du Tchad, Idriss Déby Itno, en personne qui a pris la direction de l’offensive à trois composantes : terrestre, aérienne et fluviale. Au lancement de l’opération « Colère de Boma » dans la matinée du 29 mars 2020 dans la localité de Kaïga-Kindjiria, Déby a enfilé pour l’occasion son treillis bardé des quatre étoiles de son grade de général de corps d’armée.
Le lancement de l’opération est effectué en deux temps. Une première réunion à Kaïga-Kindjiria, à moins d’une dizaine de kilomètres des positions avancées du groupe Boko Haram, a permis à Idriss Déby Itno de donner des instructions au Ministre de la Défense nationale, le général Mahamat Abali Salah, en présence du Chef d’Etat-major général des armées. Au cours d’une seconde réunion à Nguigmi à la frontière nigérienne, c’est aux chefs militaires que les instructions et les plans de guerre sont donnés par le Président tchadien.
Il y a également lieu de préciser que deux départements de la province du Lac, à savoir ceux de Fouli et Kaya, sont déclarés « zone de guerre » par décret présidentiel, avec une instauration de l’état d’urgence jusqu’au 16 avril prochain.
L’on se souvient qu’Idriss Déby avait promis une réponse sévère au groupe terroriste après l’attaque de Boma où l’armée tchadienne a enregistré 98 morts et 47 blessés le 23 mars dernier. « Je suis décidé à briser Boko Haram en lui infligeant une raclée jamais égalée », avait-il annoncé en arrivant sur le théâtre des opérations. Par ailleurs, depuis le 24 mars, le Président tchadien est resté sur le front dans la province du Lac pour, dit-il, « revoir tout le dispositif militaire en place et lancer une offensive d’envergure contre les narcotrafiquants de Boko Haram ».
Yamingué Bétinbaye,
Docteur en géographie
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