Ouverture à Paris du procès des « papys braqueurs » accusés du vol de bijoux de Kim Kardashian
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PARIS (Reuters) – Le procès de plusieurs malfaiteurs âgés accusés d’avoir séquestré et volé la star américaine de télé-réalité Kim Kardashian pendant la Semaine de mode parisienne en 2016 a débuté lundi à Paris.
Au total, neuf hommes et une femme, qui comparaissent libres, sont jugés devant la cour d’assises de Paris. Cinq des prévenus sont accusés de vol en bande organisée avec menace d’une arme, enlèvement et séquestration et risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Les autres sont accusés de complicité de vol ou de possession illégale d’arme.
Selon l’ordonnance de mise en accusation, les suspects déguisés en policiers et cagoulés avaient ligoté et bâillonné Kim Kardashian dans sa chambre d’une résidence de luxe, sous la menace d’une arme à feu, avant de s’enfuir avec une bague de fiançailles de 4 millions de dollars que lui avait offerte son mari de l’époque, le rappeur Kanye West, ainsi qu’avec d’autres bijoux.
Les accusés ont pris lundi la parole l’un après l’autre pour décliner leur identité et leur profession. Plusieurs ont dit être retraités.
Kim Kardashian viendra à Paris pour le procès, qui doit durer près d’un mois au total, le jour de son audition prévue le 13 mai, ont fait savoir à Reuters deux de ses avocats, Mes Jonathan Mattout et Leonor Hennerick.
Le verdict est attendu le 23 mai.
Selon le récit du président de la cour d’assises David De Pas, Kim Kardashian a fait état lors de ses auditions de la « peur de mourir qu’elle avait pu avoir au moment de son agression ».
D’après l’instruction, trois hommes avaient fait irruption dans la résidence de Kim Kardashian dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, menaçant le réceptionniste avec une arme. Deux d’entre eux se seraient ensuite rendus dans la suite de la star.
« Ils me criaient dessus en français », s’est souvenue la star de télé-réalité lors d’une interview avec David Letterman en 2020. « Ils n’arrêtaient pas de dire ‘la bague, la bague’ ! »
« Je n’arrêtais pas de regarder le concierge », a-t-elle raconté. « Je me disais : ‘Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce qu’on va mourir ? Dis-leur simplement que j’ai des enfants, des bébés (…), que je dois rentrer à la maison’. »
« UN GROS COUP QUI SERAIT LE DERNIER »
Des traces d’ADN trouvées sur des bandes en plastique utilisées pour attacher les poignets de Kim Kardashian avaient aider la police à procéder à des arrestations en janvier 2017.
Selon le président David De Pas, la circonstance aggravante de « bande organisée » a été retenue en raison de plusieurs éléments, notamment l’organisation de réunions préparatoires, le repérage des lieux, l’usage de lignes téléphoniques qui fonctionnaient en circuit fermé et le fait que les rôles ont été répartis à l’avance entre les braqueurs.
Deux personnes sont entrées dans la chambre, trois montaient la garde et une sixième se trouvait dans un véhicule, a expliqué David De Pas.
L’immeuble était à l’époque un bâtiment discret derrière l’église de la Madeleine, avec plusieurs entrées secrètes, régulièrement fréquenté par des stars du monde du cinéma et de la musique qui payaient jusqu’à 15.000 euros la nuit.
L’un des accusés, Yunice Abbas, âgé de 71 ans, a reconnu sa participation au braquage, invoquant lors d’une interview à TF1 ses difficultés à joindre les deux bouts à l’heure de la retraite, alors qu’il était libre depuis 10 ans après avoir passé deux décennies en prison pour des faits de braquage.
Parlant d’un « gros coup qui serait le dernier », il a expliqué avoir été informé que la cible était un gros diamant, mais qu’il n’avait aucune idée que celui-ci appartenait à une milliardaire mondialement célèbre.
Les auteurs du braquage avaient pris la fuite à vélo avec un butin estimé à 9 millions de dollars. Yunice Abbas était tombé de sa bicyclette, laissant échapper des bijoux sur le trottoir.
Son avocat, Gabriel Dumenil, a déclaré à Reuters que son client avait immédiatement reconnu son implication lors de sa garde à vue, mais qu’il n’était pas l’organisateur du braquage et qu’il ne savait pas qu’une arme à feu serait utilisée.
Aomar Aït Khedache, 68 ans, surnommé « Omar le vieux » et accusé d’avoir orchestré le braquage, ce qu’il nie, souffre de problèmes d’audition. Les questions du président lui sont transmises par écrit.
(Reportage Juliette Jabkhiro et Elizabeth Pineau, version française Benjamin Mallet, édité par Kate Entringer)
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