Crise au Soudan : l’ONU inquiet de la diminution des ressources et de la menace qui plane sur le système de santé du pays
La population soudanaise est de plus en plus confrontée à la rareté de la nourriture, du carburant et d’autres fournitures vitales mais aussi à l’effondrement du système de santé a averti hier mercredi, le Bureau de Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies.
» Les habitants de Khartoum n’ont pas quitté leurs domiciles en toute sécurité pour acheter de la nourriture et d’autres produits de première nécessité depuis des jours » a renseigné le Bureau qui a également plaidé pour » une pause humanitaire pour que les civils blessés et malades puissent se rendre dans les hôpitaux ».
Face à cette réponse humanitaire gravement dégradée, l’OCHOA a appelé à un arrêt des attaques contre les travailleurs humanitaires soulignant, que les acteurs humanitaires doivent être en mesure de faire leur travail en toute sécurité. Ils doivent déplacer leur personnel et réapprovisionner les fournitures essentielles en toute sécurité a martelé l’agence onusienne.
» Les hôpitaux ont besoin de personnel, de fournitures et de sang supplémentaires » a indiqué le Bureau avant de s’inquiéter sur le fait » que le système de santé soudanais ne s’effondre complètement ».
16 hôpitaux dans toute l’étendue du territoire ont été contraints de fermer leurs portes en raison des attaques, selon l’OMS. Neuf d’entre eux se trouvent à Khartoum la capitale. D’autres majoritairement situés dans l’Etat du Darfour pourraient aussi fermer très prochainement en raison de l’épuisement du personnel et du manque de fournitures a précisé l’organisation mondiale pour la santé.
Déclenchés depuis samedi dernier, les combats entre l’armée soudanaise et les forces de soutien rapide ont déjà fait de centaines de morts et de milliers de blessés. Plusieurs civils ont dû fuir leurs domiciles pour trouver abris ailleurs.
L’agence onusienne a réitéré sa désapprobation contre » toutes les attaques visant les personnels de santé, les installations et ambulances » appelant à leur » cessation immédiate ».
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