Le Maroc et la Turquie conviennent de revoir l’accord de libre-échange pour un commerce bilatéral plus équilibré
Le Maroc et la Turquie sont convenus, mercredi à Rabat, de procéder à une révision de leur accord de libre-échange, après un déficit commercial de 2 milliards de dollars accusé par le royaume vis-à-vis d’Ankara, a indiqué le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Moulay Hafid Elalamy.
« Les deux parties ont souligné leur volonté commune pour le renforcement de leurs relations commerciales sur une base de bénéfice mutuel et de coopération », a-t-il déclaré au terme d’une réunion à Rabat avec la ministre turque du Commerce Ruhsar Pekcan, à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires de son pays.
Selon lui, les deux parties sont convenues d’amener le commerce bilatéral à un niveau plus équilibré et d’encourager les investisseurs privés à investir au Maroc dans l’industrie de production. De même, il a été convenu d’encourager les exportations marocaines vers la Turquie.
Le Maroc et la Turquie ont également décidé d’instruire des délégations respectives pour initier immédiatement sur le sujet convenu et évaluer le progrès enregistré jusqu’à la date du 30 janvier 2020, a fait savoir le ministre marocain.
« Nous déclarons notre conviction pour un commerce bilatéral plus équilibré plus important et de bonne qualité », a-t-il souligné.
Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre le Maroc et la Turquie en 2006, le commerce bilatéral a connu un taux de croissance moyen de 14% par an en faveur de la Turquie. Ainsi, les importations marocaines depuis la Turquie ont atteint 21,5 milliards de dirhams (1 dollar équivaut à 9,4 dirhams) en 2018, alors que les exportations marocaines vers ce pays n’ont pas dépassé les 5,54 milliards de dirhams, creusant un déficit commercial marocain à 16 milliards de dirhams.
Pour sa part, Mme Pekcan a mis l’accent sur le fait que le Maroc et la Turquie sont unis par des liens d’amitié, culturels et historiques, faisant part de sa volonté de renforcer les relations économiques entre les deux pays selon une approche gagnant-gagnant en faveur d’un commerce « équilibré ».
Mme Pekcan a en outre souligné que le Maroc est un partenaire important pour la Turquie, tout en mettant en relief la dynamique de l’économie marocaine ainsi que la position géographique du royaume en tant que porte d’entrée vers l’Afrique.
Elle a également mis en avant le grand potentiel du Maroc et de la Turquie en matière d’investissement ainsi que la croissance des échanges commerciaux entre les deux pays durant les dernières années, tout en soulignant l’importance de les développer encore plus à travers des accords commerciaux et des partenariats régionaux gagnant-gagnant.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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