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Démission de Ibrahim Boubacar Keita au Mali: Les mutins promettent des élections dans un délai « raisonnable »

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Les organisateurs du coup d’État militaire au Mali ont annoncé mercredi qu’ils prévoyaient de mettre en place un gouvernement civil de transition chargé d’organiser de nouvelles élections dans un délai « raisonnable », et d’ainsi rétablir la stabilité du pays au lendemain de la démission du président malien.

Ibrahim Boubacar Keita, dit « IBK », a annoncé tard mardi soir qu’il démissionnait et qu’il dissolvait le parlement, à la suite de son arrestation plus tôt dans la journée par des soldats mutins, aggravant la crise dans un pays déjà confronté à une insurrection djihadiste et une vague de contestation.

Les États du G5 Sahel – Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Tchad, ainsi que le Mali lui-même – ont ordonné aux mutins la libération du dirigeant malien et d’autres hauts responsables du pays.

« Les présidents du G5 Sahel souhaitent exprimer leur attachement indéfectible à l’ordre constitutionnel et au respect des institutions démocratiquement établies », a déclaré le groupe dans un communiqué, ajoutant qu’il souhaitait parvenir à un dialogue pacifique avec les responsables du coup d’État.

Dans une intervention retransmise tôt mercredi matin par la télévision publique, un porte-parole des mutins, qui se décrivent comme le « Comité national pour le salut du peuple », a déclaré inviter la société civile et les partis politiques maliens à rejoindre le mouvement afin de mettre en place les conditions permettant une transition politique devant mener à des élections.

Entouré de soldats, le colonel Ismaël Wagué, porte-parole du comité, a expliqué que les mutins étaient passé à l’action pour éviter que le Mali ne sombre encore davantage dans le chaos.

« Notre pays s’enfonce dans le chaos, l’anarchie et l’insécurité et la faute en incombe principalement aux personnes qui sont responsables de son sort », a-t-il déclaré.

« Nous ne sommes pas férus de pouvoir, mais nous tenons à la stabilité du pays afin d’organiser des élections générales qui permettront au Mali de se doter d’institutions fortes dans un délai raisonnable ».

LA SÉCURITÉ ET LA CORRUPTION AU COEUR DE LA RÉVOLTE

Depuis juin dernier, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Bamako pour demander la démission d’Ibrahim Boubacar Keita, lui reprochant ses échecs dans la lutte contre les problèmes sécuritaires croissants et la corruption. Il avait été réélu en 2018 pour un deuxième mandat.

La coalition M5-RFP, à l’origine de ce mouvement de contestation, a affiché son soutien aux militaires, son porte-parole Nouhoum Togo déclarant à Reuters que les derniers événements n’étaient « pas un coup d’État militaire mais une insurrection populaire ».

Des centaines de manifestants antigouvernementaux ont déferlé mardi soir dans le centre de Bamako pour acclamer les mutins qui traversaient la ville à bord de véhicules militaires.

Plus tôt mercredi, de nombreux magasins avaient fermé leurs portes, le défilé ayant donné lieu à des pillages au cours de la nuit. Des vidéos de Maliens hors de contrôle pénétrant sur des propriétés privées circulent à présent sur les réseaux sociaux. Reuters n’a pas encore pu authentifier les images.

Une précédente mutinerie également née dans la base de Kati en 2012 avait conduit à un coup d’État militaire ayant renversé le président Amadou Toumani Touré, accélérant la prise de contrôle du nord du Mali par les djihadistes qui continuent d’opérer dans le nord et le centre du pays.

La France, ancienne puissance coloniale, avait lancé en 2013 une opération militaire pour tenter de les contrer, mais les forces islamistes ont étendu leur influence dans la région dite des « trois frontières », où convergent les territoires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, où elles continuent de mener des attaques contre des soldats, des civils et des ressortissants étrangers.

Cette mutinerie a déclenché un concert de dénonciations à l’échelle internationale, Paris et d’autres capitales craignant que la chute d’IBK ne déstabilise encore davantage le Mali et la région du Sahel dans son ensemble.

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a ainsi annoncé mercredi avoir décidé de fermer les frontières régionales avec le Mali, et a indiqué avoir suspendu l’ensemble des échanges financiers entre ses 15 membres et le pays africain.

La Cédéao prévoit désormais d’envoyer une délégation de haut niveau au Mali pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel.

Le Conseil de sécurité de l’ONU sera tenu au courant de l’avancement de la situation au Mali à huis clos mercredi à la demande de la France et du Niger.


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