Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

La Côte d’Ivoire adopte une stratégie de lutte contre le terrorisme

PARTAGER SUR :

Victime d’une attaque terroriste en 2016, la Côte d’Ivoire a depuis multiplié des mesures contre la menace jihadiste à ses frontières avec le Burkina Faso et le Mali, en proie à des violences terroristes depuis plusieurs années.

Mercredi 30 novembre s’est ouvert au Tribunal criminel d’Abidjan le procès des attentats de Grand-Bassam. Station balnéaire très prisée, Grand-Bassam a été attaquée par un commando armé le 13 mars 2016. Le bilan était de 19 morts selon les chiffres officiels. La Côte d’Ivoire a ainsi enregistré sa première attaque meurtrière, revendiquée par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Il s’en est suivi une série d’attaques ayant pris pour cible les forces de sécurité ivoiriennes, dans le nord du pays de juin 2020 à octobre 2021. Il s’agit, notamment des attaques commises à Kafolo, Tèhini, Tougbo et Kolobougou, des localités proches de la frontière du Burkina Faso.

Depuis, le gouvernement ivoirien a fait de la lutte antiterroriste une priorité, et multiplié les mesures pour contrer la menace et éviter l’implantation de bases jihadistes à ses frontières avec le Burkina Faso et le Mali, deux Etats qui constituent l’épicentre du terrorisme dans la sous-région selon les observateurs.

Parmi ces mesures figurent le renforcement des patrouilles sur le terrain pour sécuriser les « points stratégiques » près de la frontière avec le Burkina Faso, et l’acquisition de nouveaux avions qui assurent la surveillance des frontières, selon un document officiel publié sur le site du gouvernement ivorien.

L’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILT), basée à Jacqueville (nord) – fruit de la coopération franco-ivoirienne – joue également un rôle important dans le combat contre les extrémistes. Inaugurée en juin 2021, elle dispense des formations aux « niveaux stratégique, opératif et tactique » à l’ensemble des acteurs de la lutte contre le terrorisme.

Le budget du pays alloué à la défense en 2022 s’élève à plus de 378 milliards de francs CFA (600 millions de dollars). « Il servira à l’achat de matériel de pointe et au recrutement de près de 3.000 soldats », a indiqué le gouvernement. Mais les mesures sécuritaires toutes seules ne suffisent pas à freiner ce fléau.

« Une lutte efficace contre l’expansion du terrorisme passe nécessairement par des stratégies conçues autour des jeunes, cibles privilégiées pouvant devenir des proies faciles lorsqu’ils sont désœuvrés », a rappelé lors d’une conférence publique Ladji Ouattara, spécialiste en histoire des relations internationales.

Les autorités ivoiriennes s’activent également dans ce domaine, autour d’un programme spécial d’appui à l’insertion des jeunes dans les zones frontalières du nord. La deuxième phase de ce programme qui s’élève à plus de 8 milliards de francs CFA (environ 12,86 millions de dollars) a été officiellement lancée en janvier 2022 par le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, à Tougbo (nord). Son objectif est de lutter contre la fragilité dans les zones frontalières du nord, d’améliorer les conditions d’études et d’assurer l’insertion professionnelle des jeunes.

« Nous savons tous que la cause profonde de la plupart des crises et de l’instabilité dans notre sous-continent est l’oisiveté qui pousse certains jeunes, gagnés par le désespoir ou attirés par le mirage des gains faciles à des actes de déstabilisation dont ils ne perçoivent pas la portée et le projet », avait déclaré M. Achi à Tougbo. « C’est fort de cela, dit-il, que ce programme mettra au cœur de son réacteur, un appui puissant à la jeunesse ».

D’autres initiatives ont été prises ces dernières années par des organisations non gouvernementales en faveur de la sensibilisation contre l’extrémisme. La dernière en date est la formation des imams et des enseignants des écoles Madrasa sur le thème de la « lutte et la prévention de l’extrémisme violent », organisée en fin septembre dernier par la CEDEAO, en collaboration avec le Conseil supérieur des Imams (COSIM) de Côte d’Ivoire.

Cette mobilisation contre le terrorisme et l’extrémisme violent semble porter ses fruits. « On peut dire que la menace dans sa dimension militaire, de conquête, d’attaque est pour l’instant maîtrisée », a déclaré à Xinhua Lassina Diarra, expert antiterroriste ivoirien. Cependant, ce spécialiste craint que les relations entre Abidjan et Bamako, sont devenues tendues ces derniers mois, à cause des 46 militaires ivoiriens toujours détenus au Mali, mais ne fragilisent leur coopération dans la lutte contre le terrorisme.

« On peut imposer au terrorisme une collaboration, une coopération internationale ou sous-régionale structurée. De ce point de vue, a expliqué M. Diarra, la brouille avec le Mali pourrait entrainer des failles au niveau du partage des renseignements et des informations ».

Une analyse que partage le politologue ivoirien Geoffroy-Julien Kouao. Ce dernier a également déclaré, dans une interview au Journal ivorien L’Inter, que le retrait des troupes ivoiriennes présentes au Mali dans le cadre de la Minusma – officiellement annoncé par les autorités – constituait un « handicap » pour la Côte d’Ivoire, en termes de renseignements militaires. « Ce qui est, dit-il à l’avantage des groupes terroristes ».

L’institutionnalisation des Etats peut constituer un frein à l’expansion du terrorisme dans la sous-région. Mais, a constaté Lassina Diarra, l’on assistait à une désagrégation de certains Etats à force de coups d’Etat répétés. La seconde entrave à la lutte contre l’extrémisme dans la sous-région est liée, selon cet expert, à la montée du « nationalisme populiste qui tord le cou aux coopérations internationales et même sous-régionales ».

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS