Culture: Créances et infractions au programme du premier Festival Pie-Claude Ngumu
Le tout nouveau Festival Pie-Claude NGUMU, qui a eu lieu du 25 au 30 juillet au Centre Culturel A(fro)topos à Mballa II, connaît déjà des problèmes de créances.
Madame Rachelle Bassop, la personne qui a entrepris la rénovation de la vieille maison de Phara NGUMU pour en faire ce centre culturel, n’a pas encore reçu le paiement qui lui est dû. Elle a consacré 7 mois de travail acharné à la restauration de cet espace. L’un des premiers obstacles qu’elle a dû surmonter était de déloger des locataires récalcitrants afin de pouvoir commencer les travaux. Toutefois, lorsque nous lui avons demandé si un contrat écrit liait son travail au comité d’organisation du festival, sa réponse était que leur engagement était principalement basé sur un accord moral et verbal. Une confiance qui semblait solide jusqu’à récemment.
C’est sur la base de cet accord moral que Madame Rachelle Bassop a effectué tout son travail, mais elle n’a pas été rémunérée pendant 7 mois. De plus, lors de l’inauguration du Festival International Pie-Claude NGUMU, elle et son équipe de travail ont été complètement ignorées, ne recevant aucun mot de remerciement. Une situation difficile à accepter après tant d’efforts.

La situation a pris un tournant défavorable lorsque des désaccords sont apparus entre Madame Bassop et Alice METOMO, membre du comité d’organisation et amie de longue date. Ce conflit est né du simple fait que Madame Bassop demandait simplement à être payée pour son travail. Pendant ce temps, les sœurs NGUMU, les organisatrices du festival, avaient déjà quitté le pays pour l’Allemagne. Cela a laissé planer une incertitude quant au règlement de la facture en suspens.
Madame Rachelle Bassop a finalement décidé de porter plainte à la Brigade de Nlongkak pour Abus de confiance contre Alice METOMO, ce qui a accentué la dimension judiciaire de cette affaire.

Actuellement, les relations entre Madame Bassop et le comité d’organisation du festival sont tendues, Sita NGUMU, porte-parole du Festival, ayant choisi de rester silencieuse, préférant laisser la justice suivre son cours.
Heureusement, une résolution a finalement été trouvée : le paiement de Madame Bassop sera effectué en présence des gendarmes, en plusieurs fois.
Cette situation délicate met en lumière les défis auxquels peuvent être confrontés les événements culturels . Et c’est ainsi que le Festival International Pie-Claude Ngumu dédié à la mémoire d’un grand homme de foi se retrouve déjà au cœur d’un imbroglio financier pour cause de mauvaise foi. Ironique non ?
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