Réunion en mars à Londres sur de possibles crimes de guerre commis en Ukraine
LONDRES (Reuters) – Des ministres de la Justice du monde entier se réuniront à Londres en mars pour marquer leur soutien à la Cour pénale internationale (CPI) dans ses enquêtes sur les crimes de guerre présumés commis en Ukraine, a annoncé samedi le gouvernement britannique.
Organisée par le secrétaire britannique à la Justice Dominic Raab et son homologue néerlandais Dilan Yesilgoz-Zegerius, la réunion se déroulera en présence du procureur en chef de la CPI, Karim Khan.
« Presqu’un an après l’invasion illégale, la communauté internationale doit apporter son soutien le plus fort à la CPI afin que les criminels de guerre puissent être tenus responsables des atrocités auxquelles nous assistons », écrit dans un communiqué Dominic Raab, qui est également vice-Premier ministre.
La réunion vise à coordonner les efforts et accroître le soutien, notamment financier, pour s’assurer que la Cour puisse mener à bien des enquêtes et poursuivre les responsables, indique le communiqué.
La Russie, qui qualifie ses actions en Ukraine d' »opération militaire spéciale », a démenti avoir pris pour cible des civils et commis des crimes de guerre. L’Ukraine et les pays occidentaux estiment au contraire que Moscou mène une guerre d’occupation.
La Grande-Bretagne a toujours appuyé l’Ukraine, à qui elle a fourni un soutien militaire d’une valeur de 2,3 milliards de livres (2,78 milliards de dollars).
Karim Khan a ouvert l’année dernière une enquête sur des crimes de guerre potentiellement commis en Ukraine. Les experts juridiques affirment que la compétence de la Cour en matière d’agression ne s’étend qu’aux États membres et aux pays qui reconnaissent sa compétence, ce qui est le cas de l’Ukraine mais pas de la Russie.
« Pour nous, c’est clair comme de l’eau de roche : ces crimes ne peuvent pas rester impunis », a déclaré Dilan Yesilgoz-Zegerius, qualifiant d' »horribles » les informations et les images provenant d’Ukraine.
(Reportage Muvija M; Version française Elizabeth Pineau)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



