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L’Iran ne capitulera pas face aux USA, dit Pezeshkian à l’Onu

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par Parisa Hafezi, Humeyra Pamuk et Jana Choukeir

NATIONS UNIES/DUBAÏ, 23 septembre (Reuters) – Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mercredi à la tribune des Nations unies que l’Iran ne capitulerait jamais face aux Etats-Unis, tout en disant croire en la diplomatie pour sortir du conflit, au lendemain d’une allocution de Donald Trump menaçant d' »annihiler » la République islamique.

Coincées entre ces deux discours, des discussions indirectes entre les deux camps se sont tenues mardi soir à New York, via une médiation qatarie, les premières entre Washington et Téhéran depuis des semaines, pendant lesquelles les Iraniens ont transmis leurs conditions pour une relance des négociations.

Un haut responsable iranien a déclaré mercredi à Reuters que l’Iran étudiait la réponse américaine à ses ​propositions mais que les positions restaient ‌très éloignées. Les questions de la réouverture du détroit d’Ormuz et de la levée du blocus naval américain ont été ​abordées pendant les échanges, a-t-il précisé.

A la tribune de ⁠l’Assemblée générale de l’Onu, Massoud Pezeshkian a défendu les opérations militaires de l’Iran, les présentant comme défensives, et réaffirmé que Téhéran ne cherchait pas à ‌acquérir l’arme nucléaire.

Parallèlement, le secrétaire du Conseil suprême de ‌sécurité nationale, Mohsen Rezaei, qui représente la frange dure du régime, a menacé d’agir contre les pays voisins de l’Iran qui appliqueraient de nouvelles sanctions américaines censées clouer au sol l’aviation civile iranienne à travers le monde.

L’Iran s’assurera que les aéroports voisins ne fonctionnent pas en cas d’interdiction des vols iraniens, a dit Mohsen Rezaei à la télévision d’Etat.

« UNE RÉUNION TRÈS PRODUCTIVE »

Avant le discours de Massoud Pezeshkian, l’Assemblée générale des Nations unies ​a fourni mardi l’occasion de pourparlers indirects entre l’Iran et les Etats-Unis, les premiers depuis l’effondrement de leur cessez-le-feu en juillet.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, et les émissaires spéciaux américains, Jared Kushner et Steve Witkoff, ont communiqué via des médiateurs. Certains médias iraniens ont d’abord évoqué une rencontre entre Abbas Araqchi et Steve Witkoff avant que des responsables iraniens précisent à Reuters qu’il ne s’agissait pas d’un tête-à-tête.

« Steve et Jared ont eu aujourd’hui une réunion très productive avec les médiateurs de l’Iran », a dit mardi soir Donald Trump, qui avait un peu plus tôt, à la tribune de l’Onu, menacé d' »annihiler » l’Iran tout en pensant parvenir à un accord après les élections de mi-mandat au Congrès américain (« midterms ») le 3 novembre.

« Je pense qu’il ⁠y a une forte dynamique en faveur de la conclusion d’un accord. C’est ce que nous entendons de toutes parts », a ajouté le président américain devant les journalistes.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmail Baghaei, a confirmé des ⁠discussions mardi soir via un médiateur qatari et déclaré que l’Iran avait transmis ses conditions, notamment la fin de la guerre sur tous les fronts et l’arrêt des « actes d’agression » américains.

Abbas Araqchi a rencontré le Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdoulrahman Al Thani.

« UN CADEAU À TRUMP »

Ces premiers contacts depuis des semaines, après la rupture des négociations de juillet dernier et des échanges de frappes réguliers entre les deux camps, ont été critiqués par les médias iraniens affiliés à la frange dure du régime.

Dans une tribune publiée par l’agence de presse Tasnim, associée aux Gardiens de la révolution, il est écrit qu’Abbas Araqchi a eu tort de tenir ces discussions, un « grand cadeau à Trump » alors que l’Iran avait ⁠déjà transmis ‌ce week-end ses conditions.

Des sources iraniennes ont déclaré à Reuters que le Conseil suprême de sécurité nationale, dont fait partie le guide suprême Mojtaba Khamenei, avait ordonné à la ⁠délégation de ne pas rencontrer les émissaires américains en tête-à-tête.

Un journaliste iranien couvrant le déplacement a déclaré que les durs de la République islamique considéraient cette visite ​à New York en elle-même comme ​une insulte à la mémoire de l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors des premiers bombardements israélo-américains contre l’Iran à la fin février.

Cette ouverture diplomatique n’en a pas moins contribué à maintenir les cours du pétrole à leur plus bas niveau ​depuis deux semaines, autour de 100 dollars le baril, après la nouvelle flambée des prix provoquée ces dernières semaines par la progression des Houthis, alliés yéménites de l’Iran, en direction du détroit de Bab el-Manded, presque aussi stratégique pour le pétrole mondial que le détroit d’Ormuz.

L’opération « Fureur épique » lancée le 28 février dernier par ‌Donald Trump avec Israël, qui a fait plusieurs milliers ​de morts, principalement en Iran et au Liban, dure depuis maintenant près de sept mois, après s’être étendue au Yémen.

NOUVELLE ATTAQUE À ORMUZ

Un accord intérimaire de cessez-le-feu conclu en juin par Donald Trump et Massoud Pezeshkian avait permis ​à l’Iran d’obtenir plusieurs concessions clés, notamment la levée de sanctions financières et le dégel de ses actifs, en échange de discussions sur ses activités nucléaires.

Mais le pacte s’est effondré en quelques semaines, butant sur la question du détroit d’Ormuz, contrôlé par l’Iran, et le blocus naval imposé par Washington aux navires iraniens.

L’autorité britannique de sécurité maritime UKMTO a signalé mercredi qu’un cargo avait été de nouveau touché par des projectiles dans le passage maritime, faisant deux victimes parmi l’équipage, qui a été évacué.

En dépit d’attaques quasi quotidiennes, le trafic à travers le détroit a augmenté ces dernières semaines. Les producteurs de pétrole versent aux compagnies de transport maritime des primes pouvant représenter un quart de la valeur d’une cargaison pour prendre le risque de traverser, transpondeurs éteints, avant de transférer le brut dans d’autres navires.

Les ⁠exportations en provenance des Emirats arabes unis ont retrouvé leurs niveaux d’avant le conflit et l’Arabie saoudite a vendu 60 millions de barils de pétrole du Golfe pour les mois de septembre et octobre, livrables au-delà du détroit, au large de la côte d’Oman.

Les experts estiment cependant qu’il manque toujours un tiers du pétrole du Golfe sur le marché mondial. Des pénuries touchent particulièrement ​certains produits comme le gazole, alimentant l’inflation et le mécontentement des électeurs, notamment aux Etats-Unis.

(Parisa Hafezi, Humeyra Pamuk et Jana Choukeir, avec ​les bureaux de Reuters; Jean-Stéphane Brosse pour la version française, édité par Jean Terzian)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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