Quatre migrants morts dans le naufrage d’un bateau au large du Pas-de-Calais – préfecture
PARIS, 9 avril (Reuters) – Quatre migrants tentant de gagner la Grande-Bretagne sont morts jeudi dans le naufrage d’un petit bateau dans la Manche, au large d’Equihen-Plage, commune du Pas-de-Calais, a déclaré la préfecture du département, ajoutant qu’une opération de secours était en cours.
L’embarcation, qui transportait une trentaine de personnes, s’est retrouvée en difficulté vers 07h00 (05h00 GMT) entre les plages d’Equihen et Ecault.
« Vers 07h00 ce matin il y a une trentaine de migrants qui ont voulu rejoindre l’embarcation. Ça s’est mal passé (…) et parmi eux il y a deux femmes et deux hommes qui sont décédés », a dit à Reuters le maire d’Equihen-Plage.
« Un naufrage impliquant un taxi-boat est survenu ce jour. Le bilan (…) reste susceptible d’évoluer. Les services de l’État et les équipes de secours sont pleinement mobilisés », a précisé de son côté la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué.
Au cours de l’année écoulée, les passeurs ont de plus en plus eu recours à des canots pneumatiques – surnommés « bateaux-taxis » par les autorités – pour longer les côtes du nord de la France et de la Belgique, et récupérer des migrants sur le rivage.
Le procureur de Boulogne a ouvert une enquête sur cet incident, a indiqué une source policière.
Selon les données du gouvernement britannique, quelque 4.776 migrants ont traversé la Manche, l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, entre le 1er janvier et le 4 avril. Environ 41.500 personnes l’ont traversée l’année dernière.
En août dernier, la France et la Grande-Bretagne sont convenues d’un principe du « un pour un » sur la question des migrants traversant la Manche, en vertu duquel ceux arrivant en Grande-Bretagne à bord de petites embarcations peuvent être renvoyés en France, tandis qu’un nombre équivalent est autorisé à entrer en Grande-Bretagne par la voie légale.
(Benoit Tessier, Christian Hartmann et Juliette Jabhkiro, rédigé par Benoit Van Overstraeten, édité par Zhifan Liu)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


