Cameroun : Mobilisation citoyenne à Bamenda contre la recrusdescence des féminicides
Face à l’augmentation des violences de genre dans la région en crise du Nord-Ouest, la société civile et les institutions religieuses unissent leurs forces pour exiger des mesures de protection concrètes.
Une marche d’envergure et une campagne de sensibilisation contre les féminicides ont secoué la Commercial Avenue de Bamenda Vendredi 4 septembre 2026. À l’appel du délégué régional de la Promotion de la Femme et de la Famille, cette mobilisation a rassemblé une large coalition d’acteurs de la société civile, de mouvements de jeunesse et de figures religieuses majeures. Parmi les personnalités présentes, Mme Achah Henrietta, coordinatrice régionale de la paix pour l’Église presbytérienne du Cameroun (PCC), s’est jointe aux ambassadeurs de la paix pour dénoncer l’insécurité croissante qui frappe les femmes et les filles de la région.
Un cri d’alarme collectif face aux violences de genre
Brandissant des pancartes, entonnant des chants de ralliement et déclamant des poèmes engagés, les manifestants ont transformé les artères principales de Bamenda en une tribune politique et sociale. Contrairement aux idées reçues, la manifestation n’a pas uniquement mobilisé les organisations féminines. Des organisations non gouvernementales (ONG), des leaders communautaires masculins et des collectifs de jeunes ont activement pris part à la marche pour exprimer leur rejet total des violences basées sur le genre (VBG).
L’objectif affiché par les organisateurs est double : briser le silence institutionnel autour du phénomène des féminicides et interpeller directement les autorités sur la nécessité de réformer les mécanismes de protection juridique des personnes vulnérables.
L’engagement des institutions religieuses pour la paix sociale
La présence de la coordination de la paix de l’Église presbytérienne du Cameroun (PCC) souligne le rôle central des institutions confessionnelles dans la régulation des tensions locales. En s’impliquant directement dans cette campagne, la PCC réaffirme son engagement institutionnel en faveur de la dignité humaine et de la protection des populations civiles.

Une manifestante dans le cortège pour protester contre les feminicides au Cameroun-Bamenda( Crédit photo : CEPCA OFFICIAL)
Pour les responsables religieux, la lutte contre l’impunité des auteurs de violences est une condition *sine qua non* pour restaurer la cohésion sociale et instaurer une culture de la paix durable dans une région par ailleurs fragilisée par des années de tensions sociopolitiques.
Une « hémorragie silencieuse » à l’échelle nationale
La mobilisation de Bamenda s’inscrit dans un contexte national de crise sécuritaire pour les femmes, qualifié par les militants des droits humains d’« hémorragie silencieuse ». Les statistiques officielles révèlent une courbe tragique de la criminalité sexiste au Cameroun : les autorités ont recensé 50 féminicides en 2023, 67 en 2024, et 77 en 2025.
La tendance s’est lourdement accélérée, le ministère de la Promotion de la femme et de la famille (MINPROFF) ayant déjà enregistré 50 meurtres brutaux de femmes au cours des seuls quatre premiers mois de l’année. La fin du mois d’août a été particulièrement dévastatrice, marquée par le meurtre d’au moins huit femmes en l’espace d’une semaine, un pic de violence qui a provoqué une vague d’indignation inédite à travers le pays.
Un cadre juridique sous le feu des critiques
Face à cette flambée de violence, la réponse étatique est jugée insuffisante par la société civile et les organisations internationales comme Human Rights Watch. Jusqu’à présent, le Code pénal camerounais ne reconnaît pas explicitement le terme de « féminicide ». Bien qu’un projet de loi spécifique aux violences faites aux femmes soit en cours de finalisation au Parlement, les détracteurs dénoncent l’absence de mesures immédiates et contraignantes pour poursuivre efficacement les coupables et financer des centres d’hébergement d’urgence.
Alors que la manifestation de Bamenda s’est achevée, l’appel à transformer les promesses politiques en actions concrètes résonne plus que jamais à travers tout le territoire camerounais.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

