L’Union européenne toujours divisée sur l’énergie nucléaire
par Kate Abnett et Julia Payne
BRUXELLES (Reuters) – Les divisions de l’Union européenne sur l’énergie nucléaire se sont fait jour lundi à Bruxelles en marge de la réunion des ministres de l’Energie, avec d’un côté les partisans de l’atome emmenés par la France et de l’autre les défenseurs des énergies renouvelables comme l’Autriche et l’Allemagne.
Les deux camps ont arrêté leurs positions lors de réunions séparées avant le Conseil Energie.
Les 13 pays, dont la France, favorables à l’énergie nucléaire appellent à un renforcement des politiques européennes en la matière, soulignant que les récentes avancées obtenues à Bruxelles sur l’importance du nucléaire dans le mix énergétique doivent se traduire par des projets concrets et des investissements.
« Cet élan doit désormais être converti en un cadre européen complet et favorable au développement nucléaire, explorant les dimensions politiques essentielles, notamment le financement », a déclaré le groupe dans un communiqué conjoint.
La déclaration a été signée par la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, la Finlande, la France, la Hongrie, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède. L’Italie, présente à la réunion, n’a pas signé la déclaration.
L’Autriche et l’Allemagne ont pris quant à elles la tête d’un groupe 13 pays demandant à Bruxelles de promouvoir les énergies renouvelables.
Leur déclaration commune ne cite pas directement l’énergie nucléaire, mais selon des diplomates de l’UE, leur objectif est de favoriser les investissements dans les énergies renouvelables et les réseaux électriques plutôt que dans l’énergie atomique.
« Le financement devrait se concentrer sur les technologies rentables lorsque des objectifs communs existent », est-il précisé dans la déclaration signée par le Danemark, l’Estonie, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne.
Chypre, la Lituanie et la Belgique – qui assure la présidence tournante de l’UE, un rôle qui permet typiquement à un pays de s’abstenir de prendre position – n’ont signé aucune des deux propositions. Les Pays-Bas ont quant à eux signé les deux déclarations.
(Reportage Kate Abnett ; version française Dagmarah Mackos)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



