L’exécutif français exclut des hausses d’impôts pour résorber le déficit
PARIS/BRUXELLES (Reuters) -Le gouvernement français exclut des hausses fiscales pour réduire le déficit public, qui devrait déraper à plus de 5% du produit intérieur brut (PIB) en 2023, a déclaré vendredi Bruno Le Maire.
L’Insee doit dévoiler mardi le niveau du déficit français pour 2023 qui, selon le ministre des Comptes publics Thomas Cazenave, devrait être « supérieur à 5%. »
Le gouvernement, qui a déjà annoncé 10 milliards d’euros d’économies en février sur le budget de l’Etat et prévoit de ramener le déficit à 4,4% cette année, planche sur des mesures supplémentaires pour compenser un niveau de croissance inférieur aux attentes.
« Le Premier ministre avec son gouvernement est totalement conscient de la situation et l’a prise à bras-le-corps dès le début », a assuré Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.
« Il y a eu, a-t-il développé, une accélération au deuxième semestre 2023 d’un ralentissement très fort économique européen (…), ce qui fait que la dégradation des finances est essentiellement liée à une perte de recettes. »
Se gardant d’esquisser quelque piste d’économies, le président français a simplement marqué la nécessité de « qualifier la magnitude de l’ajustement qu’il faut faire. »
« Il faudra ensuite le compléter dans toutes les actions utiles de la dépense publique pour qu’on puisse faire face à ce choc conjoncturel », a-t-il ajouté.
Il a précisé que « la dépense publique n’est pas faite que de la dépense d’Etat », une allusion voilée à une possible mise à contribution des collectivités locales.
Le ministre de l’Economie et des Finances a d’ores et déjà écarté le remède fiscal, que défendent plusieurs voix au sein de la majorité.
La France se fixe l’horizon 2027 pour un retour à 3% de déficit public, conformément aux exigences européennes.
Plaidant pour le « sérieux budgétaire » après la doctrine du « quoi qu’il en coûte », Emmanuel Macron s’est engagé sur « la diminution du ratio dette sur PIB en 2026 » et sur l’objectif de « repasser sous les 3% en 2027. »
(Rédigé par Corentin Chappron et Sophie Louet, avec Bertrand Boucey, édité par Kate Entringer)
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