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Les membres de l’OTAN mutiques sur les droits de l’Homme en Turquie

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par Jonathan Spicer

ANKARA, 1er juillet (Reuters) – Il y a cinq ans, dix membres occidentaux de l’Otan étaient passés tout près d’une crise diplomatique majeure avec la Turquie lorsque leurs ambassadeurs avaient réclamé la libération d’un opposant turc présenté comme un « prisonnier politique », à la fureur du président Recep Tayyip Erdogan qui les avait menacés d’expulsion.

Après deux jours de vives tensions, les pays concernés, dont les États-Unis, la France ou l’Allemagne, avaient fait amende honorable en publiant des déclarations conciliantes, tandis que le président Erdogan les avait absous en affirmant qu’ils feraient preuve de davantage de prudence à l’avenir.

C’est exactement ce ​qui s’est passé.

Depuis 2021 – et surtout ‌depuis que le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie un an ​plus tard -, les pays occidentaux ont fermé les ⁠yeux sur le bilan de la Turquie en matière de droits de l’Homme et de libertés fondamentales, préférant privilégier le renforcement des ‌liens dans le domaine de la sécurité ‌avec cette puissance militaire régionale et ce grand exportateur d’armes.

Ce revirement diplomatique devrait être particulièrement visible lorsque les dirigeants des 32 États membres de l’Otan se réuniront à Ankara les 7 et 8 juillet.

Selon des diplomates occidentaux et turcs impliqués dans les préparatifs du sommet, il ne devrait pas être question de la répression judiciaire sans précédent menée contre le ​principal parti d’opposition turc, le Parti républicain du peuple (CHP), dont l’incarcération du très populaire maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, qui faisait figure de principal rival de Recep Tayyip Erdogan en vue de la prochaine élection présidentielle.

LE SILENCE DE L’OCCIDENT

Pour les détracteurs du président turc, les pays occidentaux encouragent par leur silence la dérive autoritaire de la Turquie en même temps qu’ils foulent aux pieds les principes fondateurs de l’Otan que sont la démocratie et l’État de droit.

« L’Occident devrait continuer à dénoncer la dégradation des institutions démocratiques en Turquie, car rien n’est encore irréversible », estime David Satterfield, ancien ambassadeur des États-Unis à Ankara.

« Il est important que les Turcs ⁠entendent d’autres voix s’exprimer ainsi sur leur système politique », ajoute l’ancien diplomate, qui dirige aujourd’hui l’Institut James Baker pour les politiques publiques, basé à Houston, au Texas.

David Satterfield fait partie des ambassadeurs que ⁠Recep Tayyip Erdogan avait déclaré « persona non grata » en 2021 en raison de leur soutien public au philanthrope Osman Kavala, emprisonné depuis neuf ans au motif qu’il aurait tenté de renverser le gouvernement, accusation qu’il nie. La Cour européenne des droits de l’Homme a statué qu’Osman Kavala et d’autres personnes impliquées dans cette affaire devaient être libérés en raison de l’insuffisance de preuves.

Le parti au pouvoir à Ankara rejette systématiquement les critiques visant les arrestations de ses opposants les plus en vue, affirmant que le pouvoir judiciaire est indépendant.

Le CHP, dont des centaines de responsables et d’élus ont été emprisonnés depuis ⁠deux ans, ‌a dénoncé pour sa part un « coup d’état judiciaire » après l’arrestation de plusieurs de ses dirigeants, dont Ekrem Imamoglu.

DÉTENTIONS ET RESTRICTIONS À L’APPROCHE DU SOMMET

Le ⁠pouvoir turc a encore resserré son étreinte à l’approche du sommet de l’Otan, plaçant plus de 200 personnes en détention pour « raisons de sécurité » ​et interdisant l’accès à l’évènement ​à des dizaines de journalistes turcs travaillant pour des médias indépendants.

Ni la présidence turque, ni l’Otan n’ont souhaité faire de commentaire à ce sujet.

A la question de savoir si l’alliance prévoit de soulever ​la question du respect des droits de l’Homme lors du sommet, un responsable de l’Otan a renvoyé à une déclaration antérieure sur l’accréditation des journalistes qui devraient, selon lui, être autorisés à couvrir l’évènement.

Peu de capitales étrangères se sont exprimées ouvertement sur la répression ‌à l’encontre du CHP. Certains diplomates font valoir ​que les critiques publiques n’ont jamais poussé Ankara à changer de politique, et qu’ils préfèrent donc faire part de leurs préoccupations en privé aux responsables turcs.

Le sommet de l’Otan constituera la première visite ​de Donald Trump en Turquie en tant que président des États-Unis et sera l’occasion pour ce dernier d’avoir un entretien bilatéral avec son « ami » Recep Tayyip Erdogan.

RELATION TRANSACTIONNELLE

Ankara insiste pour que le sommet mette en avant l’unité de l’alliance et contribue à renforcer les partenariats dans le domaine de l’industrie de la défense. Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a déclaré que des contrats d’une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars seraient annoncés.

La Turquie, deuxième armée de l’Otan et grande exportatrice de drones militaires, est de nouveau perçue par les alliés comme un rempart contre l’expansionnisme russe, comme c’était le cas à l’époque de la Guerre froide, malgré ses relations relativement ⁠cordiales avec Moscou.

Les pays occidentaux ont « dans une certaine mesure renoncé à leurs valeurs et préfèrent une relation transactionnelle avec la Turquie en sachant qu’elle est indispensable à la défense de l’Europe », considère Karol Wasilewski, spécialiste de l’Asie mineure au Centre d’études orientales de Varsovie.

Dans ce contexte, ajoute-t-il, Ankara a bien compris que toute critique occidentale ​envers sa politique en matière de droits de l’Homme restera modérée et « ne se traduira pas par des actes ».

(Reportage ​de Jonathan Spicer, version française Tangi Salaün, édité par Benoit Van Overstraeten)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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