Lecornu poursuit ses consultations sur le budget avant la mobilisation syndicale
PARIS (Reuters) – Le Premier ministre français Sébastien Lecornu poursuivait lundi ses consultations avec les partenaires sociaux, avant une rencontre avec les dirigeants des oppositions, afin de parvenir à un compromis sur le budget 2026, alors que la pression s’accentue à l’approche d’un mouvement syndical.
Le nouveau locataire de Matignon a fait un geste d’ouverture en annonçant samedi, lors d’une première prise de parole dans la presse régionale, l’abandon de la suppression de deux jours fériés, une mesure très impopulaire du projet de budget préparé par son prédécesseur François Bayrou.
Après avoir reçu les dirigeants du « socle commun », puis les représentants de la CFDT et du Medef la semaine dernière, le Premier ministre a reçu dans la matinée la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.
« Le Premier ministre a écouté ce que je lui ai dit. Le problème, c’est qu’on n’a pas besoin d’un Premier ministre pour prendre des notes. On a besoin d’un Premier ministre pour apporter des réponses aux besoins et aux exigences des travailleurs et des travailleuses et que là on est vraiment au pied du mur », a déclaré Sophie Binet à sa sortie de Matignon.
« Alors je l’ai interpellé sur des sujets extrêmement concrets et précis, je lui ai dit, c’est bien, vous avez abandonné les deux jours fériés, mais le problème, c’est tout le reste », a-t-elle poursuivi.
Sophie Binet a dit avoir évoqué avec Sébastien Lecornu la suppression de l’année blanche, des franchises médicales, la réforme de l’assurance chômage et le projet de 3.000 suppressions de postes de fonctionnaires prévu dans le budget 2026. Des dossiers qui, selon elle, sont restés sans réponse, le Premier ministre lui ayant répondu « continuer ses consultations ».
Après Sophie Binet, Sébastien Lecornu recevra dans le courant de la journée les dirigeants de la CFTC, CFE-CGC et CPME, tandis qu’une rencontre est prévue mardi avec l’U2P.
L’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires) a appelé jeudi à une mobilisation nationale, une semaine après le mouvement populaire « Bloquons tout » du 10 septembre qui a rassemblé selon les autorités près de 200.000 participants.
Le mouvement pourrait être fortement suivi dans les transports publics ainsi qu’à l’Education nationale. EDF a aussi annoncé lundi un préavis de grève courant de mercredi soir 21h00 (19h00 GMT) à jeudi soir 21h00.
« Le mot d’ordre, il est clair. Il est que le dernier budget proposé par l’ancien Premier ministre est un budget extrêmement dur pour les salariés, pour les retraités, pour les chômeurs », a déclaré lundi sur RTL le président de la CFTC Cyril Chabanier.
« On veut faire passer le message à M. Lecornu qu’on ne peut pas toujours faire peser le poids de la dette uniquement sur les salariés, les fonctionnaires, les retraités et les chômeurs. »
« DES MOTS POUR L’INSTANT »
Samedi, Sébastien Lecornu a exclu de relancer le conclave sur les retraites et a dit vouloir « travailler sans idéologie » alors qu’il était interrogé sur l’instauration éventuelle d’une « taxe Zucman » sur les hauts patrimoines, réclamée par la gauche.
Il a toutefois ajouté vouloir faire attention au « patrimoine professionnel, car c’est ce qui permet de créer des emplois et de la croissance en France. »
« Ce sont des mots pour l’instant et donc on verra bien ce qu’il se passe », a réagi lundi sur France 2 le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui doit rencontrer mercredi le Premier ministre.
Avant le PS, Sébastien Lecornu recevra mardi les responsables de LIOT, du Parti radical, du Parti radical de gauche et d’UTILES. Mercredi, il recevra outre le PS, les écologistes EELV, le Parti communiste (PC) ainsi que le Rassemblement national (RN). Jeudi, ce sera au tour de l’Union des Droites pour la République (UDR).
Face à la perspective d’une contribution des Français les plus fortunés à l’effort budgétaire, le Medef a pour sa part menacé dimanche d’une grande mobilisation patronale.
Sous pression politique et de la rue, Sébastien Lecornu dispose d’un répit sur les marchés financiers. Largement attendue, l’annonce vendredi de la dégradation de la note de la France par Fitch n’a pas eu de conséquences lundi sur les taux d’emprunt du pays.
(Rédigé par Blandine Hénault et Claude Chendjou, avec la contribution de Nicolas Delame, Michel Rose et Brice Makini)
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