Le Pakistan envisage d’interdire le parti d’Imran Khan
ISLAMABAD, Pakistan (Reuters) – Le Pakistan envisage d’interdire le parti de l’ancien Premier ministre Imran Khan que l’éxécutif accuse d’avoir attaqué l’État, a déclaré mercredi le ministre de la Défense, une décision susceptible de susciter la colère de ses partisans et d’exacerber sa confrontation avec l’état-major de l’armée.
Imran Khan, une ancienne star du cricket, est au cœur d’un moment clé dans la rivalité vieille de plusieurs décennies entre les politiciens issus de la société civile et la puissante armée, qui a gouverné directement ou supervisé les gouvernements tout au long de l’histoire du Pakistan.
Ce face-à-face a donné lieu à de nombreuses manifestations des partisans de l’ancien Premier ministre, ce qui fait craindre pour la stabilité de ce pays doté de l’arme nucléaire et confronté à sa pire crise économique depuis des décennies.
Le ministre de la Défense, Khawaja Asif, a déclaré aux journalistes que le parti ¨d’Imran Khan, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), s’était attaqué au « fondement même de l’État », ce qui ne pouvait être toléré.
« Il est envisagé d’interdire le PTI », a-t-il précisé, ajoutant que ce serait au Parlement d’approuver la décision du gouvernement d’interdire le parti.
Le ministre a mentionné les attaques menées ce mois-ci par des supporters du PTI, qui ont attaqué des installations militaires, y compris le quartier général de l’armée, et des bâtiments gouvernementaux.
Ni Imran Khan, ni un porte-parole du PTI n’étaient immédiatement disponibles pour commenter.
Imran Khan est devenu Premier ministre en 2018 avec le soutien tacite de l’armée, ce que niaient les deux partis à l’époque. Les militaires estimaient que son programme conservateur et nationaliste était susceptible d’assurer la protection de leurs intérêts.
L’ancien chef du gouvernement s’est ensuite brouillé avec les généraux et a été évincé de son poste de Premier ministre après avoir perdu un vote de confiance en 2022.
(Reportage Asif Shahzad; rédaction Shivam Patel; version française Victor Goury-Laffont)
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