La France va renforcer son arsenal de têtes nucléaires, annonce Macron
PARIS, 2 mars (Reuters) – La France va augmenter le nombre de têtes nucléaires de son arsenal militaire, a annoncé lundi Emmanuel Macron, à l’heure où le monde vit « une période de rupture géopolitique ».
La France dispose actuellement de 290 têtes nucléaires. Elles étaient un peu plus de 300 avant 2008, date à laquelle Nicolas Sarkozy a décidé d’en réduire le nombre au format actuel.
« Il ne s’agit pas ici d’entrer dans une quelconque course aux armements », a souligné le président français lors d’un discours à la base de l’Ile-Longue, à Brest (Finistère), où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de l’armée française.
« Mais ma responsabilité, a-t-il poursuivi, est « d’assurer que notre dissuasion conserve (…) son pouvoir de destruction assurée ». « En conséquence, j’ai ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal. »
« Pour couper court à toute spéculation », Emmanuel Macron n’a pas indiqué le nombre de têtes nucléaires supplémentaires envisagé. « Nous ne communiquerons plus de chiffres sur notre arsenal nucléaire, contrairement à ce qui avait pu être le cas par le passé », a-t-il dit.
S’agissant de la contribution de la dissuasion française à la sécurité du continent européen, le chef de l’Etat a évoqué « une nouvelle étape » vers une « dissuasion avancée » complémentaire de celle de l’Otan, sans rompre avec les fondements de la doctrine originelle de la France. L’Allemagne sera un partenaire clé de cet effort, a précisé le président.
La Pologne, les Pays-Bas, la Belgique et le Danemark seront également associés.
« Il n’y aura aucun partage de la décision ultime ni de sa planification », ni de la définition des « intérêts vitaux » français, a déclaré Emmanuel Macron. Mais des Etats pourront participer à des exercices militaires dans ce cadre, notamment, a-t-il dit.
« La France assumera donc toujours seule (…) le franchissement délibéré du seuil nucléaire », a-t-il insisté.
(Rédigé par Tangi Salaün, Elizabeth Pineau et Sophie Louet; Edité par Benoit Van Overstraeten)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


