Le nord de la bande de Gaza soumis à d’intenses bombardements
par Nidal al-Mughrabi
(Reuters) – Le nord de la bande de Gaza a été soumis dans la nuit de lundi à mardi à des bombardements israéliens parmi les plus intenses de ces dernières semaines, selon des habitants.
Un porte-parole des Brigades al Qassam, branche armée du Hamas, a appelé à une escalade sur tous les fronts dans un discours télévisé marquant le 200e jour de guerre dans l’enclave.
En Israël, où la journée est fériée pour la Pâque juive, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans les villes du Sud.
La branche armée du Djihad islamique palestinien a revendiqué des tirs de roquettes sur les villes israéliennes de Sderot et Nir Am. Aucune victime n’a été signalée.
L’armée israélienne a déclaré que les roquettes avaient été tirées du nord de la bande de Gaza, ajoutant avoir détruit des rampes de lancement et tué des combattants palestiniens.
« Au cours de la journée écoulée, les avions de combat de l’armée de l’air ont frappé environ 25 cibles à travers la bande de Gaza, dont des installations militaires, des postes d’observation, des terroristes, des rampes de lancement », a-t-elle dit dans un communiqué.
En début d’année, l’armée israélienne a annoncé retirer ses troupes du nord de la bande de Gaza, assurant que le Hamas ne contrôlait plus cette partie de l’enclave palestinienne.
ISRAËL ORDONNE DE NOUVELLES ÉVACUATIONS
Visible du sud d’Israël, une épaisse fumée noire s’élevait mardi matin du nord du territoire.
Les bombardements nocturnes ont visé l’est de Beit Hanoun et la ville de Jabalia. Ils se poursuivaient mardi matin sur des secteurs tels que Zeitoun, l’un des plus vieux quartiers de la ville de Gaza, des habitants faisant état d’au moins dix frappes en quelques secondes sur la rue principale.
« C’était une de ces nuits d’horreur que nous vivons depuis le début de la guerre. Les bombardements de chars et d’avions n’ont pas cessé », a déclaré Oum Mohamed, une mère de six enfants âgée de 53 ans habitant à 700 mètres de Zeitoun.
Des habitants et les médias du Hamas ont également signalé une nouvelle incursion de chars de l’armée israélienne à l’est de Beit Hanoun.
A l’ouest de Beit Hanoun, dans la localité de Beit Lahiya, les bombardements ont touché une mosquée, tuant un enfant et faisant plusieurs blessés, et fait des victimes parmi une foule rassemblée pour récupérer des colis humanitaires largués par avion, ont déclaré des sources médicales et des médias du Hamas.
L’armée israélienne a ordonné de nouvelles évacuations à Beit Lahiya, qualifiée de « zone de combat dangereuse ».
Des frappes aériennes ont également été signalées mardi dans le centre de la bande de Gaza, à l’est de Deir al Balah et dans l’est de Khan Younès au lendemain d’une incursion de blindés dans ce secteur. Quatre corps ont été retrouvés après une frappe nocturne sur le camp de réfugiés de Nusseirat.
A l’hôpital Nasser, principal établissement de santé du sud de l’enclave, 35 corps ont été mis au jour dans l’une des trois fosses communes au moins découvertes sur le site, portant le bilan à 310 corps en une semaine.
L’armée israélienne a rejeté mardi des accusations palestiniennes selon lesquelles elle aurait procédé à des enterrements de masse voire à des exécutions dans l’hôpital, expliquant avoir exhumé des corps en essayant de retrouver des otages détenus par le Hamas.
« L’examen a été conduit de manière minutieuse et exclusivement aux endroits où les services de renseignement indiquaient l’éventuelle présence d’otages. L’examen a été mené en respectant la dignité des personnes décédées », a-t-elle dit.
Le gouvernement de Benjamin Netanyahu s’est fixé pour objectif d’éradiquer le Hamas de la bande de Gaza après les raids sanglants menés par le mouvement islamiste palestinien dans le sud d’Israël le 7 octobre dernier. Ces attaques ont coûté la vie à 1.200 Israéliens, civils pour la plupart, et 253 autres ont été pris en otages.
Depuis cette date, l’offensive militaire israélienne a fait plus de 34.000 morts selon les autorités de santé gazaouies.
(Nidal al Mughrabi au Caire, avec Maayan Luybell à Jérusalem, Jean-Stéphane Brosse pour la version française)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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