Le conseiller diplomatique de Macron s’est rendu à Moscou mardi – sources
PARIS, 4 février (Reuters) – Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron, s’est rendu mardi à Moscou pour rencontrer des responsables russes, ont déclaré mercredi à Reuters une source informée de ce voyage et deux sources diplomatiques.
La personne au fait de ce déplacement a rapporté qu’Emmanuel Bonne, qui supervise depuis 2019 la cellule diplomatique d’Emmanuel Macron, a rencontré des responsables du Kremlin.
Aucune autre précision n’a été donnée par cette source, hormis que l’objectif était d’avoir un dialogue entre les deux parties sur des questions primordiales, en particulier l’Ukraine.
Le voyage d’Emmanuel Bonne en Russie a été rapporté en premier lieu par L’Express.
L’Elysée n’a ni confirmé ni démenti l’information, déclarant: « Comme l’a dit le président lors de son micro tendu hier (mardi), des discussions existent au niveau technique en transparence et en concertation avec le président (ukrainien Volodimir) Zelensky et avec les principaux collègues européens ».
D’après les deux sources diplomatiques, les alliés de Paris ont été informés de l’initiative. Emmanuel Bonne a pris part à Moscou à des discussions avec Iouri Ouchakov, son homologue auprès du président russe Vladimir Poutine, ont-elles dit.
Emmanuel Macron avait déclaré en décembre qu’il serait pertinent de « trouver un cadre » pour dialoguer à nouveau directement avec la Russie, alors que les Etats-Unis chapeautent des négociations entre Kyiv et Moscou destinées à mettre fin au conflit déclenché par l’invasion de l’Ukraine en février 2022.
Le président français a fait savoir mardi aux journalistes que des démarches étaient effectuées pour renouer les échanges avec Vladimir Poutine, en consultation avec Kyiv.
« Des discussions sont en cours au niveau technique », a-t-il dit, soulignant l’importance que les Européens restaurent leurs propres canaux de discussion avec Moscou, alors qu’ils ont été tenus à l’écart des négociations de paix menées par l’administration du président américain Donald Trump.
Volodimir Zelensky a déclaré mercredi qu’Emmanuel Macron l’avait appelé pour l’informer qu’il « réfléchissait à une reprise du dialogue avec les Russes ». « Il sait ce que j’en pense », a ajouté le président ukrainien lors d’une interview à Kyiv accordée à France 2 et diffusée lors du JT de 20 Heures.
« L’intérêt de Poutine, c’est d’humilier l’Europe », a-t-il dit. « La pression sur Poutine n’est pas suffisante. Quand on parle de reprendre le dialogue avec Poutine, la question se pose: à quel moment ? (…) Il faut dialoguer, mais en mettant des conditions. »
Inquiets des ambitions militaires du président russe et de l’hypothèse que Washington pousse Kyiv à accepter un accord favorable à Moscou, les Européens s’activent pour renforcer la position de l’Ukraine dans ces négociations.
Des discussions qualifiées de « productives » ont eu lieu mercredi à Abou Dhabi entre représentants ukrainiens et russes lors d’un cycle de pourparlers organisé sous médiation américaine.
(John Irish, avec Elizabeth Pineau et Michel Rose, rédigé par Jean Terzian, édité par Bertrand Boucey)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

