L’armée israélienne ouvre un corridor humanitaire, affrontements à la frontière avec le Liban
par Nidal al-Mughrabi et Emily Rose
GAZA/JÉRUSALEM (Reuters) – L’armée israélienne a annoncé dimanche avoir ouvert un corridor humanitaire de quelques heures afin que les habitants de Gaza puissent évacuer vers le sud, alors que ses troupes se préparent à une attaque terrestre contre l’enclave contrôlée par le Hamas.
Israël s’est engagé anéantir le mouvement islamiste palestinien après les attaques menées le week-end dernier par des commandos infiltrés dans le sud d’Israël qui ont coûté la vie à 1.300 Israéliens, civils pour la plupart. Des dizaines d’otages ont été capturés par les hommes du Hamas et conduits dans la bande de Gaza.
Depuis, les forces israéliennes ont établi un siège total de l’enclave, où habitent 2,3 millions de Palestiniens, qui subissent des vagues de frappes aériennes sans précédent ayant fait 2.329 morts et près 9.714 blessés, selon les autorités de Gaza. Les secouristes continuent de rechercher des survivants des raids aériens nocturnes. Un million de personnes auraient été déplacés.
L’Iran a averti que « la situation pourrait devenir incontrôlable et avoir des conséquences d’une portée considérable » si Israël poursuit ses frappes sur Gaza, a indiqué la mission de Téhéran auprès des Nations unies à New York.
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a rencontré dimanche le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Riyad alors qu’il travaille avec ses alliés régionaux pour obtenir la libération des otages du Hamas et empêcher la guerre de se propager. Israël dit avoir identifié 126 otages à Gaza.
La rencontre a été « très productive », a fait savoir Antony Blinken.
Des affrontements ont éclaté à la frontière nord d’Israël avec le Liban avec le Hezbollah, qui, comme le Hamas, est soutenu par l’Iran. La Syrie, qui borde Israël et a également des liens avec l’Iran, a accusé l’Etat hébreu de mener des frappes contre ses aéroports, tandis qu’Israël a accusé l’Iran de tenter de faire passer des armes en contrebande à travers la Syrie.
Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères samedi au Qatar, où ils ont discuté de l’attaque meurtrière en Israël « et sont convenus de poursuivre la coopération » pour atteindre les objectifs du groupe, a déclaré le Hamas dans un communiqué.
Des combattants du Hezbollah libanais ont lancé dimanche un missile sur un village frontalier du nord d’Israël, tuant une personne et en blessant trois autres, selon le Hezbollah et des médecins israéliens. L’armée israélienne a déclaré qu’elle frappait au Liban en représailles.
DIFFICULTÉS POUR QUITTER LE NORD
L’armée israélienne a demandé vendredi aux habitants de la moitié nord de la bande de Gaza, très densément peuplée, de se déplacer immédiatement vers le sud.
Dimanche, le porte-parole de l’armée israélienne a annoncé l’ouverture d’un nouveau corridor humanitaire entre 10h00 et 13h00, heure locale (entre 7h00 et 10h00 GMT).
« Pour votre sécurité, profitez du court laps de temps pour vous déplacer depuis le nord de la bande de Gaza et la ville de Gaza vers le sud jusqu’à Khan Younès », a déclaré Avichay Adraee sur X (ex-Twitter).
Le Hamas a demandé à la population de ne pas partir, affirmant que les routes n’étaient pas sûres.
« Nous ne pouvions pas partir. Ils nous ont dit de partir vers le sud, mais il n’y a pas de transport (…) Il y avait un embouteillage. Certaines voitures ont été bombardées par des frappes aériennes », a déclaré Fadi Daloul, un habitant de Gaza, qui s’est réfugié avec sa famille dans une école.
Certains habitants de Gaza ont juré de rester, se souvenant de la « Nakba », la « Catastrophe », qui marque l’exode de centaines de milliers d’entre eux lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948.
Israël affirme que le Hamas empêche les résidents de partir afin de les utiliser comme boucliers humains, ce que le mouvement nie.
Le ministère palestinien de la Santé a déclaré dimanche matin que 300 personnes, pour la plupart des enfants et des femmes, avaient été tuées et 800 autres blessées à Gaza au cours des dernières 24 heures.
La seule voie de sortie de Gaza qui ne soit pas sous contrôle israélien est un point de contrôle avec l’Égypte à Rafah dont le trafic a été interrompu en raison des frappes israéliennes, même si le Caire affirme qu’il est resté ouvert.
Selon des sources de sécurité égyptiennes, le Caire n’a pas l’intention d’accepter un afflux massif de réfugiés.
La violence à Gaza s’est accompagnée d’affrontements les plus meurtriers à la frontière nord d’Israël avec le Liban depuis 2006, faisant craindre une propagation de la guerre sur un autre front.
(Reportage Nidal al-Mughrabi à Gaza, Ari Rabinovitch, Dan Williams, Henriette Chacar, Dedi Hayun, Maayan Lubell, Emily Rose, James Mackenzie et John Davison à Jérusalem, Idrees Ali et Trevor Hunnicutt à Washington, et Michelle Nichols aux Nations Unies, rédigé par Patricia Zengerle, Clarence Fernandez, Alexandra Hudson ; version française Kate Entringer)
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