L’Europe vue sur une note prudente, géopolitique et Fed pèsent
par Blandine Henault
PARIS, 14 janvier (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues sur de faibles variations mercredi à l’ouverture, la prudence dominant face aux tensions géopolitiques et aux craintes sur l’indépendance de la Réserve fédérale américaine (Fed).
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,13% à l’ouverture.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,11% pour le Dax à Francfort, une hausse de 0,09% pour le FTSE à Londres et une stabilité pour le Stoxx 600.
En l’absence d’autres catalyseurs, les investisseurs restent attentifs aux développements géopolitiques alors que plusieurs fronts se sont ouverts en ce début d’année, sur le Venezuela et l’Iran.
Le président américain Donald Trump continue de faire planer la menace d’une intervention contre le régime iranien, secoué par un mouvement de contestation depuis le 28 décembre, tandis que l’avenir politique vénézuélien, et celui de ses importants gisements pétroliers, reste incertain depuis la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro.
Par ailleurs, la menace d’une poursuite au pénal de l’administration Trump contre Jerome Powell a jeté un froid sur les marchés et relancé les interrogations sur l’indépendance de la banque centrale, jugée primordiale par les acteurs économiques pour la stabilité des prix.
Cette menace a provoqué une réponse inédite de plusieurs dirigeants de grandes banques centrales dans le monde, dont la BCE et la BoE, en soutien à Jerome Powell, dont le mandat à la présidence de la Fed s’achève en mai.
Le lancement de la saison des résultats trimestriels aux Etats-Unis puis bientôt en Europe pourrait toutefois offrir un soutien aux marchés d’actions.
Les banques américaines Citi, Bank of America, Wells Fargo publieront leurs comptes ce mercredi avant l’ouverture de Wall Street. La veille, la bonne publication de JPMorgan a été éclipsée par les propos de son dirigeant Jamie Dimon qui s’est inquiété de la proposition du président américain Donald Trump de plafonner à 10% des taux d’intérêt des cartes de crédit.
LES VALEURS A SUIVRE :
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse mardi, en raison notamment de la chute des valeurs du secteur de la finance après les déclarations faites par les dirigeants de JPMorgan sur la question des cartes de crédit.
L’indice Dow Jones a cédé 0,80% à 49.191,99 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a perdu 0,19% à 6.963,74 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 0,10% à 23.709,873 points.
Les contrats à terme sur les trois grands indices new-yorkais signalent pour l’heure un repli de l’ordre de 0,2% à l’ouverture.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 1,48%, à un record historique, dopé par la faiblesse du yen et les spéculations autour de possibles élections législatives anticipées au Japon qui ouvriraient la voie à une politique budgétaire plus expansionniste.
En Chine, le CSI 300 des grandes capitalisations cède 0,23% sur des prises de bénéfices après un plus haut de dix ans touché la veille et malgré l’annonce, mercredi, d’un excédent commercial chinois record en 2025.
CHANGES/TAUX
Le yen a touché un plus bas depuis juillet 2024 face au dollar, à 159,45, pénalisé par les spéculations sur de possibles élections législatives anticipées au Japon. Le quotidien Yomiuri a rapporté mercredi que la Première ministre Sanae Takaichi envisageait un tel scrutin le 8 février après une dissolution du Parlement la semaine prochaine.
La devise nippone a effacé une partie de ses pertes après une adjudication d’obligations japonaises à cinq ans qui a attiré une faible demande. Le rendement de ces emprunts a touché un record à 1,61% tandis que le taux de la dette japonaise à dix ans grimpe à 2,185%, au plus haut depuis février 1999.
La pression sur le yen alimente les anticipations d’une intervention de la Banque du Japon pour soutenir la devise.
« Tout franchissement brutal et décisif du seuil de 161 (pour le yen face au dollar) pourrait entraîner de nouvelles interventions pour freiner une volatilité excessive », souligne Masahiko Loo, stratège chez State Street Investment Management. « Dans ce cas, les anticipations d’une hausse des taux de la Banque du Japon pourraient être avancées à avril ».
De son côté, le dollar reste sous pression face aux incertitudes entourant la Fed et l’euro est pratiquement inchangé, à 1,1646 dollar.
Le rendement des Treasuries à dix ans est stable, à 4,1713%.
PÉTROLE
Les cours du brut reculent après quatre séances de hausse consécutives, après la reprise des exportations vénézuéliennes et l’augmentation des stocks américains de brut et de produits raffinés. Les craintes de perturbations de l’approvisionnement iranien en raison du mouvement de contestation restent toutefois un facteur de soutien des prix.
Le baril de Brent recule de 0,31% à 65,26 dollars et celui du brut léger américain (WTI) perd 0,41% à 60,9 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 14 JANVIER :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
US 13h30 Indice des prix à la Novembre +0,2% +0,3%
production (PPI)
– sur un an +2,7% +2,7%
US 13h30 Ventes au détail Novembre +0,4% 0,0%
(Rédigé par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

