La Turquie négocie avec le Hamas la libération des otages civils-représentant
par Ece Toksabay
ANKARA (Reuters) – La Turquie a entamé des négociations à propos des civils détenus en otages par le Hamas depuis l’attaque menée samedi par le groupe palestinien en Israël, a déclaré mercredi un haut représentant turc sous couvert d’anonymat, alors qu’Ankara tente de servir de médiateur pour apaiser le conflit.
Entretenant historiquement des contacts avec le Hamas, la Turquie a entrepris des démarches diplomatiques après l’attaque du groupe palestinien en Israël, le week-end dernier, dans le but d’éviter une escalade du conflit.
Les négociations sont menées par les « institutions compétentes » sur ordre du président Recep Tayyip Erdogan, a indiqué le haut représentant turc, sans donner davantage de précisions.
Il a déclaré que Recep Tayyip Erdogan s’est entretenu cette semaine avec des puissances régionales afin de leur exprimer la volonté d’Ankara de servir de médiateur à propos du conflit israélo-palestinien.
Des politiciens turcs, dont le chef de l’Etat, ont rencontré par le passé des membres du Hamas. Aucun communiqué officiel à propos de contacts avec le groupe palestinien n’a été effectué depuis le début des affrontements.
Ankara, qui a soutenu par le passé les Palestiniens, est favorable à une solution à deux Etats pour régler le conflit israélo-palestinien. Il tente aussi de réparer ses relations délétères avec Israël, principalement en voulant établir une coopération énergétique.
Depuis l’attaque du Hamas et les frappes israéliennes menées en représailles contre Gaza, la Turquie appelle à la retenue et à la protection des civils des deux côtés.
Elle a aussi prévenu du risque d’un embrasement du conflit au niveau régional, estimant que la paix pouvant seulement être obtenue avec la formation d’un Etat palestinien.
Recep Tayyip Erdogan a déclaré par ailleurs mercredi que la réponse d’Israël depuis samedi était équivalente à un « massacre », citant le blocus de Gaza, privée d’eau et d’électricité.
(Reportage Ece Toksabay; version française Jean Terzian)
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