La France réticente à repousser des taxes post-Brexit sur les véhicules électriques, selon des sources
PARIS (Reuters) – La France est réticente à repousser des droits de douane post-Brexit devant concerner à compter de l’an prochain les véhicules électriques britanniques et européens, ont déclaré lundi des sources gouvernementales françaises, une démarche qui pourrait affecter à la fois les constructeurs français et britanniques.
Dans le cadre de l’accord régissant les relations commerciales post-Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, il est prévu que les véhicules électriques comportent dès l’an prochain 45% de composantes européennes ou britanniques, ainsi qu’un seuil de 50% à 60% pour les batteries et bloc-batteries, sous peine de taxes douanières de 10%.
Problème: ni les constructeurs britanniques, ni les constructeurs européens n’ont renforcé suffisamment leurs chaînes d’approvisionnement pour pouvoir répondre à de telles normes. Ils ont demandé à ce que l’entrée en vigueur de cette réglementation soit repoussée à 2027.
Toutefois, en dépit de la perspective de voir Renault et Stellantis subir ces tarifs douaniers, la France est réticente à accepter un tel report, considérant qu’il s’agirait de facto d’une réouverture de négociations post-Brexit ayant été longues et crispantes, ont déclaré deux représentants français au fait du dossier.
« L’encre est à peine sèche », a dit l’un de ces représentants sous couvert d’anonymat. « Nous devons être très, très prudents » sur ce dossier, a-t-il ajouté.
D’après l’une des sources, Paris attend de connaître l’avis de la Commission européenne. Selon l’autre source, l’Allemagne pencherait plutôt vers un report de l’entrée en vigueur de ces taxes douanières, même si la question fait toujours débat à Berlin.
A Bruxelles, l’exécutif européen a rappelé que l’accord de Brexit était le résultat de négociations lors desquelles les deux parties sont convenues d’un « équilibre général d’engagements ».
Des problèmes soulevés par l’une des deux parties peuvent toutefois être examinés par les organes mis en place dans le cadre de l’accord, a ajouté un porte-parole de la Commission européenne.
Le mois dernier, la fédération britannique de l’industrie automobile a déclaré que l’UE était réticente à la demande de Londres d’un report de ces taxes mais que les constructeurs britanniques restaient optimistes quant à la perspective d’un accord sur la question.
(Reportage Michel Rose, rédigé par Jean Terzian)
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