Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

La France demande le report des échéances sur l’accord UE-Mercosur

Je fais un don
PARTAGER SUR :

PARIS, 14 décembre (Reuters) – La France demande que les prochaines échéances relatives à l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur soient reportées afin d’obtenir de réelles mesures de protection de l’agriculture européenne, a déclaré dimanche le Premier ministre, Sébastien Lecornu.

Le Danemark, qui assure la présidence tournante de l’UE, a déclaré vendredi qu’un vote des Etats membres était prévu en début de semaine prochaine pour déterminer si le bloc devait signer d’ici la fin de l’année son accord commercial controversé avec le Mercosur, marché commun sud-américain composé de quatre pays (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay).

Les « avancées » intégrées ces derniers mois au texte « sont encore incomplètes et doivent être concrétisées puis mises en place de façon opérationnelle, robuste et effective, pour pouvoir produire et apprécier leurs pleins effets », a déclaré Sébastien Lecornu dans un communiqué.

« Alors qu’un sommet du Mercosur est annoncé le 20 décembre, il est clair dans ce contexte que les conditions ne sont pas réunies pour un quelconque vote du Conseil de l’UE sur une autorisation de signature de l’accord », a-t-il ajouté.

« La France ne peut se prononcer de manière définitive que sur la base d’éléments concrets, précis et opérationnels, et non sur la base de simples annonces. C’est pourquoi la France demande que les échéances de décembre soient repoussées pour continuer le travail et obtenir les mesures de protection légitimes de notre agriculture européenne. »

Selon l’entourage d’Emmanuel Macron, le chef de l’Etat « constate qu’à ce stade le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français ».

« Les exigences françaises n’ont pas été remplies. Aussi, en relais de la position du gouvernement, il a demandé à la présidente de la Commission un report de l’examen de l’accord. »

La Commission européenne, qui a négocié l’accord, sollicite l’approbation des États membres de l’UE afin que sa présidente, Ursula von der Leyen, puisse se rendre au Brésil pour le signer.

« Dans la planification de la présidence danoise, l’intention est de procéder au vote sur l’accord avec le Mercosur la semaine prochaine afin de permettre au président de la Commission de signer l’accord au Brésil le 20 décembre. Cela n’a pas changé », a déclaré vendredi un responsable de la présidence danoise.

Après un quart de siècle de négociations, Bruxelles est parvenue en décembre 2024 à finaliser un accord avec le Mercosur.

Reste désormais à le faire approuver par les pays membres de l’UE, ce qui nécessite un vote favorable au Parlement européen et une majorité qualifiée parmi les gouvernements du bloc communautaire – soit au moins 15 sur 27, représentant 65% de la population européenne.

La Commission et les pays partisans du projet, tels que l’Allemagne et l’Espagne, disent y voir un moyen de compenser les pertes commerciales engendrées par les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump et de réduire la dépendance de l’UE à la Chine, particulièrement pour les minerais rares.

Bruxelles, a présenté l’accord avec le Mercosur comme le plus large jamais scellé pour réduire les droits de douane, le décrivant également comme indispensable aux efforts de l’UE pour diversifier ses relations commerciales.

La France, qui a d’abord jugé l’accord « inacceptable », a ensuite assoupli sa position après l’annonce de l’adjonction au texte, entre autres, d’une clause de sauvegarde qu’elle réclamait.

Les agriculteurs européens ont régulièrement manifesté pour dénoncer l’accord, qui ouvre selon eux la voie à l’importation à bas coût de marchandises sud-américaines – en particulier le boeuf – ne répondant pas aux normes environnementales et sanitaires de l’UE.

Des groupes de défense de l’environnement ont également affiché leur opposition à l’accord UE-Mercosur.

Les détracteurs du texte espèrent que celui-ci sera bloqué, soit au Parlement européen, où les Verts et l’extrême droite sont contre, soit par les gouvernements, alors que la majorité nécessaire pourrait ne pas être atteinte si la Pologne, l’Italie et la France devaient rejeter l’accord.

(Rédigé par Benjamin Mallet)

tagreuters.com2025binary_LYNXMPELBD09V-FILEDIMAGE

Chrétiens TV

Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.

Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.   

Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.

Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.

Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.

Je soutiens le Journal Chrétien !

Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.

La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?

Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.

Faites partie des donateurs mensuels du Journal Chrétien. Aidez-nous à franchir un cap décisif et permettez à une voix indépendante de continuer à grandir dans le paysage médiatique francophone.

JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS