L’Europe finit dans le désordre, les craintes inflationnistes persistent
par Diana Mandia
7 septembre (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé lundi, les prix élevés du pétrole et la hausse des rendements obligataires ayant sapé la confiance des investisseurs à quelques jours de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) sur les taux d’intérêt
À Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 0,33% à 8.306,15 points, tandis que la Footsie britannique a perdu 0,08%.
À Francfort, le Dax a abandonné 0,25%, au lendemain de la victoire historique du parti d’extrême droite « Alternative pour l’Allemagne » (AfD) aux élections régionales de Saxe-Anhalt, un revers cuisant pour les conservateurs du chancelier Friedrich Merz.
L’indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 0,09%, le FTSEurofirst 300 a pris 0,02% et le Stoxx 600 a terminé quasi inchangé (-0,01%).
La Bourse de New York est fermée lundi en raison de la fête du Travail américaine, ce qui réduit le volume des transactions.
La séance s’est principalement déroulée sur fond de faibles fluctuations et dans un climat de prudence avant ce qui devrait être l’annonce de la deuxième hausse des taux d’intérêt de la BCE cette année, celle-ci cherchant à juguler une inflation bien supérieure à sa cible de 2%.
L’institut de Francfort doit rendre publique sa décision jeudi, en même temps que des prévisions actualisées concernant la croissance et l’inflation du bloc, des informations essentielles pour comprendre comment la banque centrale envisage l’évolution des prix et les redoutables « effets de second tour » qui, pour l’instant, ne se sont pas manifestés.
« La BCE continuera de s’appuyer sur les données économiques. Dans le même temps, les risques pesant sur la croissance et la pression sur les rendements obligataires souverains pourraient l’empêcher d’adopter une politique trop agressive », souligne Alessia Berardi, responsable de la macroéconomie chez Amundi Investment Institute, qui affirme ne pas prévoir de nouvelles hausses de taux en 2026, mais suivre de près la résurgence des risques haussiers liés aux prix du gaz et des denrées alimentaires.
Les opérateurs estiment toutefois à plus de 80% la probabilité d’une troisième hausse des coûts d’emprunt avant la fin de l’année.
La recrudescence des tensions au Moyen-Orient la semaine dernière et les récentes attaques contre des navires dans le Golfe maintiennent les prix du pétrole et du gaz à des niveaux élevés et, par conséquent, alimentent les craintes d’une inflation plus durable que prévu, ce qui exerce à son tour une pression sur les rendements obligataires déjà très élevés.
Aux Etats-Unis, l’un des principaux événements de cette semaine sera la publication, vendredi, du rapport sur les prix à la consommation du mois d’août, d’autant plus que les chiffres du marché du travail, meilleurs que prévu, ont conduit les opérateurs à renforcer leurs paris sur un hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) ce mois-ci.
VALEURS
Novartis a perdu 3,18% après que le laboratoire pharmaceutique suisse a annoncé que son médicament expérimental contre le cholestérol, le pelacarsen, n’avait pas réussi à réduire le risque de crise cardiaque et d’AVC lors d’un essai clinique de phase avancée.
Lottomatica a grimpé pour sa part de 7,1%, la société de paris ayant fourni davantage de détails sur la manière dont son projet de fusion avec le groupe espagnol Cirsa (+6,1%) permettrait de dynamiser son activité en ligne.
Au niveau sectoriel, l’énergie s’est distinguée grâce aux prix élevés du pétrole (+1,29%), tout comme la technologie (+1,07%), dans le sillage des gains enregistrés plus tôt dans la journée sur les marchés asiatiques.
LES INDICATEURS DU JOUR
La croissance de l’activité économique de la zone euro a été plus forte qu’initialement prévu au deuxième trimestre 2026, de 0,6% par rapport aux trois premiers mois de l’année, selon les chiffres définitifs publiés lundi par Eurostat.
Également dans la zone euro, le moral des investisseurs a atteint en septembre son plus haut niveau depuis plus de quatre ans, soutenu par l’amélioration des anticipations et de la conjoncture économique, qui témoignent d’une confiance dans la reprise économique, selon une enquête publiée lundi.
TAUX
Les rendements obligataires ont progressé lundi dans la zone euro, dans un contexte marqué par les craintes inflationnistes liées au Moyen-Orient, mais aussi par les inquiétudes concernant l’orientation politique des principales économies et le niveau élevé de la dette publique.
En Allemagne, le rendement du Bund à dix ans a pris 4,6 points de base à 3,3840%, tandis que celui du titre à deux ans a avancé de 5,7 points de base pour s’établir à 2,9892%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans a gagné 5,5 points de base à 4,2482%, tandis que celui de l’obligation à 30 ans a franchi la barre des 5%, un seuil symbolique qui le ramène à l’époque de la crise financière de 2008.
Au Royaume-Uni, le Gilt britannique à 10 ans a gagné 4,4 point de base à 5,1813%.
Le ministre britannique des Finances, John Healey, a par ailleurs profité de son premier grand discours depuis son entrée en fonction pour offrir une vision plus optimiste de l’économie, à quelques semaines de la présentation d’un budget annuel qui pourrait comporter des décisions difficiles en matière de fiscalité et de dépenses publiques.
Le marché obligataire américain est fermé lundi.
CHANGES
Le dollar perd 0,31% face à un panier de devises de référence, pénalisé par la récente appréciation du yen japonais et dans un contexte d’attente avant la publication des chiffres de l’inflation aux États-Unis.
Le yen a atteint lundi son plus haut niveau depuis sept mois, sous l’effet d’une combinaison de facteurs, notamment les paris sur un resserrement monétaire de la part de la Banque du Japon (BoJ) et les anticipations d’un éventuel rapatriement de fonds par les investisseurs japonais.
L’euro gagne à son tour 0,14% à 1,1629 dollar, mais a reculé de plus de 1% depuis le début de cette année, ce qui en fait la devise majeure la moins performante face au dollar en 2026.
PÉTROLE
Les cours du pétrole se rapprochent peu à peu des 100 dollars le baril, les tensions dans le détroit d’Ormuz continuant de freiner les flux de brut au Moyen-Orient.
Le Brent avance de 1,53% à 97,75 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,69% à 93,03 dollars.
Cette nouvelle hausse des cours du pétrole intervient après une progression de près de 8% au cours de la semaine dernière.
Les perturbations sur le marché de l’énergie ont également des répercussions sur les prix du gaz : le contrat de référence néerlandais à échéance la plus proche sur le hub TTF s’établit à 73 euros par mégawattheure (MWh), après avoir atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis janvier 2023.
A SUIVRE LE 8 SEPTEMBRE :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage°
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

