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La BCE abaisse à nouveau ses taux, l’économie stagne

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PARIS (Reuters) -La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé jeudi ses taux directeurs pour la troisième fois depuis le début de l’année, notant une inflation en zone euro de mieux en mieux maîtrisée, tandis que les perspectives économiques s’assombrissent.

La baisse de jeudi, qui ramène le taux de dépôt à 3,25%, est la deuxième consécutive sur les deux dernières réunions. Elle a été prise à l’unanimité selon la BCE et intervient dans un contexte de faible croissance économique, d’essoufflement du marché de l’emploi et d’atténuation des pressions sur les prix à la consommation.

« Nous pensons que le processus de désinflation est en bonne voie et que toutes les informations que nous avons reçues au cours des cinq dernières semaines vont dans la même direction, à savoir une baisse », a déclaré Christine Lagarde, la présidente de la BCE, lors de la conférence de presse qui a suivi la publication du communiqué de politique monétaire de l’institution.

La BCE a également fait état de « récentes surprises à la baisse » concernant l’activité économique.

Ces données sont susceptibles d’avoir fait pencher la balance au sein de la BCE en faveur d’une baisse des taux, les enquêtes sur l’activité économique et le climat des affaires ainsi que les chiffres de l’inflation pour le mois de septembre étant tous légèrement inférieurs aux prévisions.

Interrogée sur la perspective d’une augmentation des droits de douane sur les produits européens si Donald Trump remporte l’élection présidentielle américaine le mois prochain, Christine Lagarde a estimé que les barrières douanières étaient un « inconvénient » pour l’Europe.

« Toute restriction, toute incertitude, tout obstacle au commerce a un impact sur une économie comme l’économie européenne, qui est très ouverte », a-t-elle déclaré, ajoutant que la BCE était également « très attentive » aux éventuelles fluctuations des prix du pétrole dans le contexte des conflits en cours au Proche-Orient.

« Nous ne voyons pas de récession. Nous envisageons toujours un atterrissage en douceur (de l’économie) », a-t-elle cependant noté.

L’EURO BAISSE

Les marchés monétaires prévoient actuellement avec une quasi certitude trois baisses supplémentaires de taux directeurs de la BCE d’ici mars prochain.

Le taux de dépôt de la BCE, qui avait grimpé à 4% après dix relèvements consécutifs entre juillet 2022 et septembre 2023, son niveau le plus élevé depuis la création de l’euro en 1999, a commencé à baisser en juin 2024. Mais la BCE avait opté pour une pause lors de la réunion de juillet avant de procéder à une nouvelle réduction en septembre.

Une enquête, réalisée du 2 au 8 octobre, montrait que plus de 90% des économistes interrogés par Reuters, soit 70 sur 75, anticipaient une réduction d’un quart de point du taux de dépôt de la BCE.

En réduisant son taux de dépôt de 25 points de base, la BCE semble reconnaître tacitement que l’inflation, actuellement inférieure à 2%, pourrait se stabiliser autour de son objectif de 2% plus rapidement qu’on ne le pensait.

La banque centrale n’a cependant pas donné de nouveaux indices sur sa prochaine décision, même si les marchés s’attendent à des réductions similaires lors de chacune de ses trois prochaines réunions. Cela ferait passer progressivement les taux directeurs à un niveau neutre d’ici la fin de l’année prochaine.

« Les informations disponibles sur l’inflation confirment que le processus de désinflation est en bonne voie », écrit la BCE dans son communiqué de politique monétaire.

« Les récentes surprises à la baisse concernant les indicateurs relatifs à l’activité économique ont également une incidence sur les perspectives d’inflation », ajoute la BCE.

Sur les marchés, les rendements des obligations d’Etat de la zone euro ont légèrement augmenté jeudi après les décisions de la Banque centrale européenne.

Le rendement du Bund allemand à 10 ans, référence pour la zone euro, a augmenté de trois points de base (pb), à 2,21%, après avoir baissé de 10 pb au cours des deux dernières séances. Il était en hausse de deux points avant les annonces de la BCE.

Les actions européennes ont conservé leurs gains dans un contexte de publication de résultats trimestriels des entreprises. L’indice paneuropéen Stoxx 600 avance de 1,08% à 525,24 points.

L’euro, en repli de 0,32% à 1,0825 dollar, est tombé jeudi à son plus bas niveau depuis 11 semaines au moment où Christine Lagarde s’est exprimée.

INFLATION ET CROISSANCE

Des indicateurs de sentiment médiocres, des dépenses de consommation faibles et une récession prolongée dans le secteur de l’industrie suggèrent que le bloc monétaire est à la peine en termes de croissance, ce qui exercera une pression à la baisse sur l’inflation, qui a ralenti à 1,7% le mois dernier, son niveau le plus bas en trois ans.

« L’inflation intérieure demeure élevée. Cela étant, l’atténuation progressive des tensions sur les coûts de la main-d’œuvre devrait se poursuivre, les bénéfices amortissant en partie leurs effets sur l’inflation », note la BCE dans son communiqué.

Les membres de la BCE dits « faucons » sont cependant toujours susceptibles de s’opposer à des baisses de taux rapides, car l’inflation pourrait repartir à la hausse dans les mois à venir.

Le marché du travail reste tendu, les organisations syndicales continuant à réclamer de fortes augmentations de salaire. Les coûts de l’énergie sont volatils et les prix des services continuent d’augmenter rapidement, ce qui laisse penser que l’inflation nationale pourrait rester relativement élevée pendant encore un certain temps.

Les membres de la BCE dits « colombes » affirment de leur côté que la croissance économique est désormais si faible que si l’institution de Francfort n’agit pas rapidement, l’inflation pourrait tomber en dessous de l’objectif et la BCE. Dans cette hypothèse, la banque centrale passera d’une lutte contre la croissance rapide des prix à une inflation excessivement faible.

« Nous sommes désormais confrontés à un nouveau risque : passer sous l’objectif d’inflation, ce qui pourrait étouffer la croissance économique », a récemment déclaré Mario Centeno, de la banque centrale portugaise. « Moins d’emplois et moins d’investissements viendraient s’ajouter au ratio de sacrifice déjà enduré », a-t-il prévenu.

Une partie de cette faiblesse est due à des problèmes structurels, comme les coûts élevés de l’énergie et la faible compétitivité qui entravent la puissance industrielle de l’Europe, en particulier de l’Allemagne.

Christine Lagarde a réitéré le traditionnel appel de la BCE aux responsables politiques européens afin qu’ils mettent en oeuvre des réformes « ambitieuses », susceptibles de doper la productivité de l’économie du bloc, la rendre plus compétitive et plus résistante.

(Rédigé par Claude Chendjou, avec la contribution de Balazs Koranyi et Francesco Canepa, édité par Sophie Louet)

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