Ukraine: Trump dit à Poutine d' »arrêter » après un raid meurtrier sur Kyiv
KYIV (Reuters) – Au moins 12 personnes sont mortes et 90 ont été blessées jeudi à Kyiv après l’attaque russe la plus importante à avoir visé la capitale ukrainienne cette année, suscitant une rare condamnation de la part du président américain Donald Trump.
Six enfants figurent parmi les blessés, tandis que les secours poursuivaient leurs recherches de corps dans des bâtiments détruits douze heures après les frappes, ont déclaré les autorités locales.
Cette attaque intervient alors que des négociations ont eu lieu mercredi à Londres entre représentants américains, ukrainiens et européens mais en l’absence du secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, qui a annulé son voyage dans la capitale britannique à la dernière minute.
Un des missiles, qui a tué au moins huit personnes dans la capitale ukrainienne est un missile balistique nord-coréen KN-23 (KN-23A), a déclaré à Reuters une source militaire ukrainienne.
« Je ne suis pas content des frappes russes sur Kyiv. Ce n’était pas nécessaire et le moment est très mal choisi. Vladimir, STOP ! 5000 soldats meurent chaque semaine. Faisons en sorte que l’accord de paix soit conclu ! », a déclaré Donald Trump sur son réseau social Truth en s’adressant au président russe Vladimir Poutine.
Lors d’un échange avec la presse à Madagascar, le président français Emmanuel Macron a appelé Vladimir Poutine a arrêter « de mentir » et à accepter un accord de paix.
« Il continue de tuer des vies en Ukraine. Il n’y a qu’une seule réponse qu’on attend : est-ce que le président Poutine est d’accord pour un cessez-le-feu inconditionnel? Les Américains l’ont proposé, les Européens le soutiennent, l’Ukraine l’a accepté. Si le président Poutine dit oui, les armes se taisent demain, les vies sont sauvées », a déclaré Emmanuel Macron.
LA CRIMÉE, POINT D’ACHOPPEMENT MAJEUR
Le président ukrainien Volodimir Zelensky, en déplacement en Afrique du Sud, a annoncé qu’il écourtait sa visite pour regagner Kyiv en urgence dès la fin de son entretien avec le président Cyril Ramaphosa.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-africain, Volodimir Zelensky a salué des négociations difficiles mais « constructives » à Londres, tout en regrettant l’absence d’une pression américaine d’ampleur sur la Russie.
Moscou a accusé en retour le président ukrainien d’avoir saboté ces négociations visant à obtenir un accord de paix.
« Hier (mercredi), Zelensky a catégoriquement refusé de faire des concessions », a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, accusant le président ukrainien de vouloir « négocier exclusivement un cessez-le-feu et à ses propres conditions ».
La veille, le président américain Donald Trump s’en est aussi pris à son homologue ukrainien, lui reprochant de refuser de céder la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014.
Volodimir Zelensky a dit mardi qu’une telle concession contrevenait à la Constitution ukrainienne.
Le contrôle de la Crimée est devenu un point d’achoppement majeur entre Moscou et Kyiv. Mercredi, Donald Trump a écrit sur ses réseaux sociaux que la Crimée « n’était même pas un sujet de discussion ».
Une position qui « correspond parfaitement à notre compréhension et à ce que nous disons depuis longtemps », a réagi jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
L’Ukraine affirme en retour vouloir une paix juste et accuse la Russie de vouloir faire traîner les négociations et de gagner du temps.
« FRAPPES BRUTALES »
La Russie a lancé 145 drones et 70 missiles, dont 11 missiles balistiques, dans la nuit de mercredi à jeudi, selon l’armée de l’air ukrainienne.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a dénoncé sur X des « frappes brutales », arguant que la Russie était un obstacle à la paix.
« Poutine démontre à travers ses actions, et non pas ses mots, qu’il ne respecte pas les efforts de paix et veut seulement continuer la guerre. »
Le Kremlin a déclaré continuer son opération militaire, visant des cibles militaires.
Des opérations de recherches étaient en cours dans 13 sites de la ville et plus de quarante incendies se sont déclarés, selon les services d’urgence.
« Des téléphones mobiles ont été entendus en train de sonner sous les décombres. Les recherches vont continuer jusqu’à ce qu’il soit clair que tout le monde a été retrouvé », ont-il déclaré.
Des alertes aériennes ont été activées pendant six heures dans Kyiv.
« Les sirènes d’alerte ont retenti dans le ciel, nous n’avons même pas eu le temps de nous habiller pour sortir de notre appartement. Explosion après explosion, toutes les vitres ont été brisées, les portes et les murs, mon mari et mon fils ont été éjectés de l’autre côté », a déclaré Viktoria Bakal, habitante de Kyiv.
A l’échelle du pays, sept régions ont été l’objet d’attaques « massives », selon le ministre ukrainien de l’Intérieur Ihor Klymenko.
(Ron Popeski; version française Camille Raynaud et Zhifan Liu, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

