JO 2024: Le Comité d’organisation de Paris 2024 confirme l’augmentation de sa masse salariale
PARIS (Reuters) – La masse salariale de Paris 2024 a augmenté de plus d’une centaine de millions d’euros depuis la candidature pour s’établir à 584 millions d’euros, a annoncé mercredi le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop).
Dans son documentaire « Complément d’enquête » qui sera diffusé jeudi, France 2 révèle une hausse de la masse salariale de 470 millions à désormais 584 millions d’euros.
« Elle a évolué en raison de l’évolution du périmètre du projet », a expliqué mercredi le directeur administratif et financier de Paris 2024, Fabrice Lacroix, lors d’une visioconférence de presse.
« On a ajouté quatre sports complémentaires qui n’existaient pas au moment de la candidature. On a ajouté une dimension territoriale qui n’existait pas du tout. On a très largement enrichi le projet », a-t-il justifié.
La masse salariale représente 13% du budget global de Paris 2024 qui s’élève à 4,4 milliards d’euros, financé à 96% par des fonds privés.
« Ce qui est demandé à cette équipe, c’est de faire ce qui n’a jamais été fait dans ce pays », a défendu mercredi le président de Paris 2024 Tony Estanguet lors d’une audition devant la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale.
« Ce sont des compétences extrêmement recherchées. On a recours à une expertise qui est très recherchée, très importante. »
Selon le documentaire « Complément d’enquête », la rémunération de la directrice de la communication a été augmentée de 45.000 euros pour s’établir à 195.000 euros annuels.
« C’est une augmentation significative car on a essayé de corriger une injustice puisqu’elle siège au comité exécutif sans le titre ni le salaire associés », a dit Michaël Aloïsio.
« On regrette que l’on pointe ça du doigt au lieu de saluer des mesures qui visent à encourager l’égalité salariale. »
La rémunération annuelle fixe de Tony Estanguet a été fixée en 2018 à 270.000 euros avec une part variable pouvant aller jusqu’à 20% de son salaire annuel et une prime de rétention de 10%, selon Michaël Aloïsio, directeur général délégué et porte-parole de Paris 2024.
« Sa rémunération n’a pas évolué », a-t-il précisé.
En 2012, Sebastian Coe, le président du Comité d’organisation des Jeux de Londres, était rémunéré avec un salaire fixe annuel de 365.000 livres, soit environ 425.000 euros.
Tony Estanguet n’est pas salarié mais facture ses prestations au Cojop.
« Notre souhait, au départ, était que le président puisse être salarié mais sur les recommandations de l’Urssaf, son mandat de président exécutif ne s’accompagnait pas d’un lien de subordination qui était nécessaire pour être salarié. C’est pour mettre en oeuvre cette recommandation que le président n’est pas salarié », a expliqué Michaël Aloïsio.
En février, plusieurs médias avaient annoncé l’ouverture d’une enquête par le Parquet national financier (PNF) concernant les conditions de sa rémunération.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Kate Entringer)
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