Israël bombarde intensivement Gaza, où la famine se généralise
par Nidal al-Mughrabi et Michelle Nichols
LE CAIRE/NATIONS UNIES (Reuters) – L’armée israélienne continuait à bombarder massivement le sud de la bande de Gaza mardi, par les airs et sur terre, alors que les Nations unies (Onu) ont prévenu qu’elles n’étaient plus en mesure de fournir de l’aide alimentaire à une grande partie de la population de l’enclave désormais menacée de famine.
À Khan Younès, la principale ville du sud de Gaza où les soldats israéliens opèrent depuis la semaine dernière, les combats se concentrent dans le centre-ville et particulièrement dans la rue où se trouve la maison de Yahya Sinwar, le chef du Hamas à Gaza, ont dit des habitants.
Selon l’un d’eux, Toufik Abou Breika, une frappe aérienne a détruit plusieurs bâtiments, sans avertissement préalable pour les habitants, comme Israël le fait parfois.
« La conscience du monde est morte, il n’y a plus d’humanité ni aucune sorte de morale », a-t-il dit à Reuters alors que des voisins s’afféraient à extraire les corps des victimes des décombres. « Ça fait trois mois que nous sommes confrontés à la mort et à la destruction. (…) C’est un nettoyage ethnique, une destruction complète de la bande de Gaza pour déplacer toute la population. »
Plus au sud, à Rafah, à la frontière avec l’Égypte, les autorités sanitaires ont déclaré qu’au moins 22 personnes, dont des enfants, avaient été tuées dans une frappe aérienne contre des maisons pendant la nuit. Les secours se poursuivent pour retrouver des victimes sous les décombres.
Le dernier bilan fourni mardi par le ministère de la Santé du Hamas s’élève à 18.412 morts et plus de 50.000 blessés depuis le 7 octobre.
Selon les habitants, Rafah où l’armée israélienne a demandé aux Gazaouis de trouver refuge n’a jamais connu de bombardements aussi intensifs que ces derniers jours.
« La nuit, nous ne pouvons pas dormir à cause des bombardements et le matin, nous parcourons les rues à la recherche de nourriture pour les enfants, il n’y a pas de nourriture », a déclaré Abou Khalil, 40 ans, père de six enfants.
« Je ne trouvais pas de pain et les prix du riz, du sel ou des haricots ont doublé plusieurs fois. C’est la famine », a-t-il déclaré. « Israël nous tue deux fois, une fois par les bombes et une fois par la faim. »
VOTE À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU
L’armée israélienne dit de son côté avoir frappé au cours de la journée écoulée plusieurs postes de tirs de roquettes visant son territoire, et saisi quelques 250 roquettes et d’autres armes dans un bastion du Hamas.
Les agences de l’Onu continuent de leur côté à tirer la sonnette d’alarme sur la situation dramatique des civils palestiniens.
Selon le Programme alimentaire mondial (Pam), la moitié de la population de Gaza est confrontée à la famine. Quant au bureau humanitaire des Nations Unies (OCHA), il dit ne plus être en mesure de fournir une aide limitée qu’à Rafah, le reste de l’enclave étant désormais livré à lui-même.
Richard Peeperkorn, représentant de l’Organisation mondiale de la santé pour Gaza et la Cisjordanie, a déclaré que l’OMS étudiait une demande d’aide du ministère de la Santé de Gaza pour une éventuelle évacuation des patients et du personnel de l’hôpital Kamal Adouane, dans le nord de la bande de Gaza, que l’armée israélienne a pris d’assaut mardi, selon le porte-parole du ministère, Achraf al Qidra. L’armée israélienne n’a pas fait de commentaire.
L’Assemblée générale de l’Onu, composée de 193 membres, devrait adopter mardi un projet de résolution appelant au cessez-le-feu à Gaza, après qu’un projet de résolution similaire a été bloqué par le veto des Etats-Unis au Conseil de sécurité la semaine dernière.
Les résolutions de l’Assemblée générale ne sont pas contraignantes mais ont un poids politique. Certains diplomates prédisent que le vote recueillera plus de voix que l’appel lancé par l’Assemblée en octobre à une « trêve humanitaire immédiate ».
(Reportage de Nidal al-Mughrabi au Caire, Bassam Masoud à Gaza, Michelle Nichols aux Nations Unies et Ari Rabinovitch à Jérusalem ; version française Tangi Salaün, édité par Kate Entringer)
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