France: Mobilisation des agriculteurs, les députés privés de débats sur la loi Duplomb
PARIS (Reuters) – Les agriculteurs français organisaient ce lundi une journée de mobilisation alors que la proposition de loi visant à lever les contraintes à l’exercice de leur métier, dite Duplomb, est arrivée pour examen à l’Assemblée nationale.
Plusieurs tracteurs se sont positionnés dès la matinée devant le Palais-Bourbon, à Paris, où les députés devaient entamer l’examen du texte dans l’hémicycle.
Mais face aux 3.455 amendements déposés, principalement par les élus de gauche, les débats ont tourné court avec le vote d’une motion de rejet préalable initiée par les défenseurs même de la proposition de loi.
Ce rejet permet de renvoyer le texte directement en commission mixte paritaire (CMP), sans débat dans l’hémicycle. « Un 49.3 déguisé », a dénoncé devant la presse la cheffe de file des députés La France insoumise (LFI) Mathilde Panot dans les couloirs du Palais-Bourbon.
« Il y a dans cette manoeuvre un déni de démocratie grave », a fustigé pour sa part le député socialiste Boris Vallaud dans l’hémicycle.
La proposition de loi, portée par le sénateur (Les Républicains) Laurent Duplomb, revoit notamment les règles environnementales concernant le stockage de l’eau et prévoit d’autoriser certains pesticides tels que l’insecticide acétaprimide, interdit en France depuis 2018 car jugé dangereux pour les abeilles mais autorisé ailleurs en Europe.
Le texte est donc vivement contesté par les défenseurs de l’environnement, mais aussi par certains syndicats agricoles comme la Confédération paysanne, qui l’accusent d’être « au service d’un système agro-industriel ».
La proposition de loi Duplomb doit permettre de « simplifier le quotidien » des agriculteurs, sur lequels « pèsent en enchevêtrement kafkaïen de normes contradictoires, de seuils opaques, de procédures complexes et de surtranspositions incompréhensibles », a plaidé lundi devant les députés la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard.
Le texte est « très attendu » par les agriculteurs, a défendu plus tôt le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, qui avait appelé les députés « qui nous soutiennent » à voter la motion de rejet sur la proposition de loi.
« Nous avons eu une loi d’orientation agricole il y a quelques semaines qui posait le cadre générique mais le caractère concret dans les cours de ferme n’est pas visible. Or dans cette proposition de loi (…), il y a des choses très concrètes », a-t-il fait valoir sur franceinfo.
« Cette loi reprend toutes les promesses qui ont été faites. Donc on y tient », a expliqué auprès de Reuters Julien Thierry, producteur de céréales, depuis le plateau de Saclay (Yvelines) où les agriculteurs avaient mis en place dans la matinée un barrage filtrant sur la N118 en direction de Paris.
(Rédigé par Blandine Hénault, avec la contribution d’Anthony Paone, Clotaire Achi, Lauren Bacquié et Sybille de la Hamaide, édité par Benjamin Mallet et Kate Entringer)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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