France: Les revendications sociales s’agrègent, sur fond de flambée des prix du carburant
PARIS, 15 septembre (Reuters) – Les agents de l’Etat étaient appelés à se mobiliser mardi en France, sous l’impulsion de la CGT, afin de réclamer notamment l’ouverture de négociations salariales, un premier test social pour le gouvernement qui prépare pour 2027, année d’élection présidentielle, un projet de budget prévoyant 30 milliards d’euros d’économies.
Les revendications se cumulent pour cette première mobilisation de la rentrée, la hausse des prix des carburants, liée à la guerre au Moyen-Orient, dominant également les manifestations.
A Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Dunkerque (Nord), des pêcheurs bloquaient des dépôts pétroliers pour protester contre la flambée des prix du carburant et dénoncer des conditions de travail dégradées.
L’ancien président socialiste François Hollande, qui laisse planer l’incertitude sur ses intentions pour 2027, n’a pas exclu mardi sur RTL la résurgence d’un mouvement de protestation national équivalent à celui des « Gilets jaunes » en novembre 2018.
Des appels à manifester en France le 17 octobre circulent sur les réseaux sociaux.
« C’est toujours un risque quand les Français vivent une situation depuis des mois aussi délicate, aussi difficile, avec un prix de l’essence dont on nous annonce qu’il va baisser et qu’il continue d’augmenter », a déclaré François Hollande.
Le gouvernement, a-t-il estimé, doit consentir des mesures pour les catégories professionnelles les plus affectées malgré un cadre budgétaire très contraint, qui oblige le Premier ministre Sébastien Lecornu à des arbitrages délicats pour le projet de loi de finances 2027.
« Il faut cibler les mesures au bénéfice d’abord des professionnels. Les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs… », a dit François Hollande.
Dans le secteur de l’énergie, les électriciens et gaziers (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO) sont appelés à la grève pour dénoncer la possible remise en cause d’un tarif préférentiel à leur intention, le « tarif agent » dénoncé par un rapport de la Cour des comptes au motif qu’il bride la compétitivité d’EDF. Cet avantage a été évalué à plus de 700 millions d’euros en 2024.
LES POLICIERS SUR LES CHAMPS-ÉLYSÉES
« La Cour des comptes (…) a demandé au gouvernement de régulariser une chose, c’est la fiscalité » pour « un avantage en nature », a rappelé Maud Bregeon sur France 2. La ministre de l’Energie et porte-parole du gouvernement a précisé qu’elle recevrait les organisations syndicales dans l’après-midi pour engager le dialogue sur cette régularisation fiscale attendue.
Les policiers invitent par ailleurs la profession (personnels administratifs, techniques et spécialisés – PATS -, personnels scientifiques et agents des préfectures) à se faire entendre à partir de 11h30 au rond-point des Champs-Elysées, à Paris. Ils réclament une revalorisation de leur prime de risque, qui n’a pas évolué depuis 2019. Le syndicat Alliance demande « entre 300 et 500 millions d’euros » supplémentaires par an.
Une autre profession se disant pénalisée par un « sous-financement chronique » se mobilise : le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), à l’appel de l’intersyndicale, exige « des financements à la hauteur des besoins de recherche et de formation du plus grand nombre et au plus haut niveau de qualification ».
Une manifestation est prévue en début d’après-midi à Paris en direction du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans le Ve arrondissement.
Alors que les pompiers sont déjà mobilisés depuis une semaine après un été éprouvant marqué par les feux de forêt, des actions ponctuelles sont également annoncées dans le secteur de la santé et de l’action sociale pour dénoncer manque de moyens et dégradation des conditions de travail.
« L’urgence, c’est de permettre aux travailleurs et travailleuses de vivre de leur travail en augmentant les salaires, le point d’indice et les pensions », souligne la CGT dans un communiqué.
Une grève unitaire dans la fonction publique est d’ores et déjà annoncée pour le 29 septembre.
(Rédigé par Sophie Louet, édité par Bertrand Boucey)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

