Arabie-Israël, nouveau rapprochement ?
Ces derniers jours ont été marqués par une avancée fulgurante des forces Houthis au Yémen, au détriment du gouvernement yéménite.
Loin d’être anodine, cette offensive a permis aux rebelles Houthis de s’emparer de plusieurs villes comme Mokha ou Dhubab et de facto, de gérer le trafic passant au large de ces villes dans le détroit de Bab el Mandeb (Mer Rouge).
Tout ceci s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu, avec les tensions autour du détroit d’Ormuz, entraînant une augmentation du prix du baril de pétrole.
Les rebelles Houthis font partie de « l’axe de la résistance » pro-iranien, qui a pour but d’étendre l’influence de l’Iran au Moyen Orient et de concurrencer le bloc sunnite lié aux Etats-Unis et à Israël.
L’Arabie Saoudite utilisait, jusque là, le détroit de Bab el Mandeb pour contourner le blocus iranien du détroit d’Ormuz, afin de pouvoir transférer les hydrocarbures vers le reste du monde.
Avec ce blocus de Bab el Mandeb, le cours du pétrole risque de se fragiliser dans les prochaines semaines et mois.
Juste retour de bâton ?
Cette délicate situation pour l’Arabie Saoudite intervient environ un mois après la signature du pacte de la Mecque entre plusieurs puissances musulmanes dont l’Arabie, la Turquie ou le Pakistan.
En se rapprochant, ces pays musulmans – Arabie en tête – ont fait le choix de s’éloigner d’Israël et des Etats-Unis pour essayer, par leurs propres moyens, de gagner en influence dans la région.
Or, depuis que l’Arabie Saoudite subit les attaques répétées de l’Iran sur ses champs pétroliers ou, indirectement, sur ses intérêts au Yémen (le gouvernement yéménite étant pro-saoudien), personne n’est en mesure d’aider le royaume saoudien dans sa défense.
Personne hormis Israël, qui est le fer de lance de la coalition implicite anti-Iran dans la région, depuis des années maintenant.
Le 7 octobre 2023 a mis un coup d’arrêt énorme aux avancées entre Israël et le monde sunnite et au rapprochement en cours grâce aux accords d’Abraham.
Par la suite, pendant la guerre avec l’Iran, l’Arabie Saoudite a montré une certaine faiblesse, voire une quasi neutralité vis à vis de l’Iran. Cette attitude a beaucoup échaudé Israël et les Etast-Unis, qui ont peu apprécié la frilosité du royaume, alors même que les attaques iraniennes se concentraient en partie sur les cibles saoudiennes, car beaucoup plus vulnérables que les cibles israéliennes ou américaines.

Depuis le début de l’offensive Houthie, l’Arabie Saoudite s’est de nouveau rapprochée d’Israël et semble vouloir reprendre le processus d’amélioration de la coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines militaires et stratégiques, face à la puissance iranienne et ses alliés.
Tout ceci nous amène à envisager une reprise des négociations vers une normalisation entre les deux pays, dans le cadre des accords d’Abraham.
Lorsque l’on étudie les passages d’Ezéchiel 38-39, il est étonnant de voir une coalition prenant le parti d’Israël attaquée par la coalition de Magog, sans pour autant s’engager directement dans la défense d’Israël. Or, dans les puissances citées dans ces passages, on retrouve notamment les royaumes de Seba et Dedan, situés historiquement en péninsule arabique…
De là à y voir une alliance entre Israël et les pays sunnites de l’Arabie, comme l’Arabie Saoudite et les Emirats… ?
Le modelage du Moyen Orient, depuis plusieurs années, semble pencher en cette direction en tout cas.
Et voir aujourd’hui les Saoudiens quémander l’aide israélienne et Israël tendre sa main en direction du royaume sunnite donne un avant-goût de cette prophétie…
Site web : https://www.associationkeren.com/ – Email : [email protected]
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

