France: Les électriciens s’inquiètent d’un projet de taxe du gouvernement sortant
PARIS (Reuters) – Les grands producteurs d’électricité en France s’inquiètent d’un projet de nouvelle taxe porté par le gouvernement démissionnaire, visant principalement EDF, que le prochain exécutif pourrait reprendre à son compte, a-t-on appris de sources au fait du projet.
Selon l’une de ces sources, informée des échanges entre EDF et le gouvernement sortant, le projet taxerait les centrales de plus de 260 mégawatts (MW) et rapporterait entre 2 et 3 milliards d’euros à l’Etat français, visé par une procédure européenne pour déficits excessifs.
EDF contribuerait pour plus de 80% aux recettes visées, tandis qu’Engie et TotalEnergies seraient eux aussi taxés à travers leurs capacités de production, ont précisé les sources, confirmant des informations publiées par Libération et Les Echos.
Outre le nucléaire, les centrales fonctionnant au gaz et les centrales hydroélectriques seraient principalement concernées par le projet, tandis que le solaire et l’éolien seraient épargnés.
Une autre source chez un énergéticien a déclaré que le projet reposait sur un texte datant du printemps qui prévoyait une taxe de 40.000 euros par MW de capacités au-delà de 260 MW.
EDF n’a pas commenté ces informations. Une source à Bercy a confirmé que le ministère avait travaillé à une « contribution sur la puissance installée pour 2024 », ajoutant que le projet relèverait d’une décision du prochain gouvernement.
La nouvelle taxe serait un moyen pour l’Etat de ponctionner les énergéticiens alors que le mécanisme dit de « contribution sur la rente inframarginale » n’a rapporté que 300 millions d’euros environ en 2023, loin des 3 milliards prévus.
Elle a donné lieu cet été à des échanges entre les services du ministère de l’Economie et des Finances et EDF qui a fait part de sa désapprobation, selon deux sources.
Le groupe estime que le gouvernement sortant « cherche des recettes de toutes parts » et veut « lui faire les poches » alors qu’il lui demande dans le même temps d’investir lourdement pour construire de nouvelles centrales nucléaires, a déclaré l’une d’elles.
Le projet devrait faire l’objet d’une décision de la part du nouveau gouvernement qui sera constitué par Michel Barnier, nommé jeudi par Emmanuel Macron au poste de Premier ministre, plus de 50 jours après le second tour d’élections législatives qui ont bouleversé le paysage politique français.
« Ma recommandation est de mettre en place rapidement la loi de finances rectificatives que j’avais proposée au mois d’avril dernier (…) en mettant en place très rapidement la contribution sur la rente inframarginale (…) et la taxation des rachats d’actions », a dit le ministre de l’Economie sortant, Bruno Le Maire, auditionné lundi à l’Assemblée nationale.
Engie et TotalEnergies n’ont pas fait de commentaires.
(Reportage Benjamin Mallet et America Hernandez, avec Leigh Thomas ; édité par Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


