EN DIRECT: France-Des tensions dans la marche blanche à Nanterre en hommage à Nahel Merzouk
Des échauffourées ont éclaté jeudi en marge d’une marche blanche en l’hommage de Nahel, un adolescent de 17 ans tué par un policier lors d’un contrôle routier, qui a rassemblé des milliers de personnes à Nanterre (Hauts-de-Seine) où s’est déroulé le drame il y a deux jours.
Une information judiciaire pour homicide volontaire a été ouverte à l’encontre du policier auteur du tir mortel après que Nahel a refusé d’obtempérer à un contrôle routier.
Le procureur de la République de Nanterre a également requis le placement en détention provisoire du policier mis en cause.
La mort de Nahel a provoqué une vague de violences en région parisienne qui se sont étendues la nuit dernière à plusieurs autres villes de France.
Face à ces incidents, le gouvernement prévoit de mobiliser 40.000 policiers et gendarmes pour la soirée de jeudi, dont 5.000 en région parisienne.
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS
16h23 – Des images de Reuters montrent des tirs de projectiles de la part de certains manifestants vers les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Du mobilier urbain a également été incendié et des camions de pompier étaient déployés. Une épaisse fumée noire était visible derrière des bâtiments environnants sans que son origine ne soit pour l’heure identifiée.
16h00 – Les bus & les trams ne circuleront pas jeudi à partir de 21h dans l’Ile-de-France, a annoncé sur Twitter la présidente de la région Valérie Pécresse.
15h20 – Le cortège de la marche blanche, qui compte plusieurs milliers de personnes, est arrivé devant la préfecture de Nanterre.
14h20 – Le groupe parlementaire NUPES va déposer une proposition de loi pour abroger la version de l’article 435-1 issu de la loi Cazeneuve qui régit l’usage par les forces de l’ordre de leurs armes, a indiqué sur Twitter Mathilde Panot, la présidente du groupe La France Insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale.
« Depuis 2017, les tirs mortels sur des véhicules en mouvement ont été multipliés par 5. Ces meurtres doivent cesser », écrit-elle.
14h15 – Une marche blanche s’est élancée vers 14h00 dans la quartier de la cité Pablo-Picasso à Nanterre. Les manifestants arborent des T-shirts blancs avec l’inscription « Justice pour Nahel ». Sur une pancarte tenue par une jeune femme était écrit « Combien de Nahel n’ont pas été filmés ? », a constaté une journaliste de Reuters sur place.
« On dialogue, on marche, on est des bons citoyens, on n’arrête pas de dénoncer et de l’autre côté, on a des personnes du gouvernement qui préfèrent attaquer le profil du blessé ou du mort plutôt que d’attaquer le fond, la violence policière », a dénoncé auprès de Reuters Karima Khatim, élue municipale au Blanc Mesnil (Seine-Saint-Denis) présente dans le cortège.
13h09 – « La réponse de l’Etat sera extrêmement ferme et dès ce soir, il faut que chacun comprenne que l’ordre public va être rétabli », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lors d’un déplacement à Tourcoing, au sujet des violences nocturnes.
12h48 – La Première ministre Elisabeth Borne, qui a annulé un déplacement en Vendée, s’est rendue à Garges-Lès-Gonesse, une commune du Val-d’Oise touchée par les violences. « On est très mobilisés pour accompagner tous les habitants des quartiers », a-t-elle dit à la presse.
12h45 – Le maire de Nanterre, Patrick Jarry, a de nouveau appelé dans un communiqué à une « grande manifestation pacifique » à l’approche de la marche blanche. Le cortège se formera à 14h avenue Pablo Picasso pour se diriger vers la Préfecture des Hauts-de-Seine, est-il indiqué.
12h39 – Le nombre de policiers et gendarmes mobilisés jeudi soir va être multiplié par quatre par rapport à mercredi et porté à 40.000, dont 5.000 agents dans la seule région parisienne, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, en déplacement dans la ville de Mons-en-Baroeul (Nord), théâtre de violences après la mort de Nahel.
Le ministre de l’Intérieur a confirmé que le déclenchement de l’état d’urgence n’est pas nécessaire.
Il fait état par ailleurs de 180 interpellations et de 170 blessés parmi les forces de l’ordre au cours de la nuit de mercredi à jeudi.
12h23 – « Je veux (…) rappeler qu’une information est ouverte contre un policier et non contre la police. Et que, les amalgames qui d’ores-et-déjà ont été faits, sont insupportables », a déclaré le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, en visite au tribunal de proximité d’Asnières (Hauts-de-Seine) incendié dans la nuit.
12h18 – Un déclenchement de l’état d’urgence « n’est pas une option envisagée aujourd’hui » après les violences qui se sont intensifiées dans la nuit de mercredi à jeudi en réaction à la mort de Nahel, tué par balle lors d’un contrôle de police à Nanterre, a affirmé à Reuters une source gouvernementale.
11h22 – « A l’issue de la garde à vue, le policier mis en cause pour avoir fait l’usage de son arme a été déféré aujourd’hui devant deux magistrats instructeurs co-saisis dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire du chef d’homicide volontaire », a annoncé le procureur de la République de Nanterre, Pascal Prache, lors d’une conférence de presse.
« Au regard des faits, de la nécessité de préserver les investigations, le parquer a requis le placement du policier auteur du tir en détention provisoire », a-t-il également annoncé.
« En l’état des investigations et des éléments recueillis, le parquet considère que les conditions légales d’usage de l’arme ne sont pas réunies », a également annoncé le procureur de Nanterre.
Le procureur de Nanterre a ajouté que 65 personnes ont été placées en garde à vue pour « des faits de participations, attroupements, dégradations et violences » après les deux nuits de tensions qui ont suivi la mort de Nahel.
9h50 – « Je demande le déclenchement sans délai de l’état d’urgence partout où des incidents ont éclaté », a écrit sur Twitter Eric Ciotti, le président du parti Les Républicains, ajoutant apporter « son soutien total aux forces de l’ordre ».
9h40 – « Il y a trop de complaisance de ce gouvernement vis-à-vis des comportements inacceptables qu’il y a dans la police », a dénoncé le député européen Europe Ecologie Les Verts Yannick Jadot sur franceinfo. « Il y a du racisme dans la société, il y a du racisme dans la police, c’est évident », a-t-il ajouté.
9h30 – Fabien Roussel participera à la marche blanche, annonce le Parti communiste. Sur Twitter, le secrétaire général du parti a appelé à participer « sans écharpe ni drapeau ».
9h00 – La Première ministre Elisabeth Borne a annulé son déplacement prévu dans la journée en Vendée, selon son entourage. Elle participe à la cellule interministérielle de crise à Beauvau.
8h38 – Emmanuel Macron a jugé « injustifiables » les scènes de violences.
« L’émotion (…) impose le recueillement et le calme (et c’est ce qui) doit continuer à guider les prochaines heures et la marche blanche », a dit le chef de l’Etat à la presse.
6h00 – Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé « une nuit de violences insupportables contre des symboles de la République : mairies, écoles et commissariats incendiés ou attaqués » et indiqué que 150 interpellations avaient eu lieu.
(Rédigé par Blandine Hénault, avec la contribution de Layli Foroudi, Elizabeth Pineau, Zhifan Liu et Bertrand Boucey, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

