Emmanuel Macron salue un « lien inédit » entre France et Indonésie
DJAKARTA (Reuters) – Emmanuel Macron a salué mercredi lors de sa visite en Indonésie, deuxième étape de sa tournée en Asie du Sud-Est, un lien inédit, notamment en matière de sécurité et de défense, avec ce pays, le quatrième plus peuplé au monde, devenu premier client de l’industrie française de l’armement dans la région.
A l’occasion de ce voyage, les entreprises françaises ont signé des contrats pour un montant total de 17 milliards d’euros, a fait savoir l’Elysée. TotalEnergies, Hydrogène de France et le groupe Lesaffre sont notamment concernés.
Arrivé la veille en provenance du Vietnam, Emmanuel Macron a été reçu mercredi à Djakarta par son homologue indonésien Prabowo Subianto.
L’Indonésie sera l’invitée d’honneur du prochain défilé du 14-Juillet, la fête nationale française, a annoncé le chef de l’Etat sur son compte X.
Alors que la France et l’Indonésie célèbrent cette année les 75 ans de leurs relations diplomatiques, les deux pays sont désormais liés par un partenariat stratégique dans le domaine de la défense, qui s’est notamment traduit en 2022 par une commande de 42 avions de chasse Rafale à Dassault Aviation.
Aucun Rafale n’a pour l’instant été livré à l’Indonésie. Le chef de l’armée de l’air indonésienne, Mohamad Tonny Harjono, a déclaré en février que six premiers appareils seraient réceptionnés début 2026, selon l’agence Antara.
L’Indonésie a aussi passé commande l’an dernier de deux sous-marins Scorpène auprès de Naval Group et, en 2023, de 13 radars de surveillance longue portée à Thales.
RAFALE, CANON CAESAR
Elu président l’an dernier, Prabowo Subianto était ministre de la Défense lors de la conclusion de ces contrats.
« Nous avons consolidé ces dernières années dans la défense et la sécurité un lien inédit et je suis heureux que la lettre d’intention signée aujourd’hui puisse ouvrir une nouvelle perspective avec des commandes nouvelles de Rafale, de (sous-marins) Scorpène, de frégates légères, avec aussi des exercices conjoints consolidés, des formations conjointes et une intimité plus forte entre nos armées avec des échanges d’informations », a dit Emmanuel Macron lors d’une déclaration devant la presse avec son homologue indonésien.
Outre ces possibles commandes mentionnées par le président français, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a évoqué sur X l’éventuelle acquisition future par l’Indonésie de canons Caesar supplémentaires et leurs munitions auprès du groupe franco-allemand KNDS.
Au-delà des questions de défense, Emmanuel Macron est aussi accompagné par Paulo Castellari, nouveau directeur général d’Eramet, dans la délégation française présente en Indonésie, pays riche en ressources minérales. La présidente du groupe Christel Bories a dit que cela pourrait être l’occasion pour Eramet de discuter de permis d’exploitation liés à la mine de nickel de Weda Bay.
L’Indonésie est le premier producteur mondial de nickel et possède les plus grandes réserves connues de ce métal utilisé dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques.
Eramet a annoncé mercredi la signature d’un protocole d’accord avec l’agence indonésienne de gestion des investissements, Danantara Indonesia, et l’autorité indonésienne des investissements « afin d’étudier la création d’une plateforme d’investissement stratégique dans le secteur du nickel, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction à la transformation industrielle ».
Emmanuel Macron doit visiter jeudi l’île de Java avant de s’envoler vers Singapour, dernière étape de cette tournée dans le Sud-Est asiatique.
(Ananda Teresia et Stanley Widanto à Djakarta, avec Elizabeth Pineau et Gus Trompiz à Paris, rédigé par Gibran Peshimam, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

