L’Europe finit dans le vert, portée par les résultats
par Claude Chendjou
PARIS, 21 octobre (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé dans le vert mercredi une séance au cours de laquelle les investisseurs ont privilégié les solides résultats des entreprises, faisant fi des tensions dans l’obligataire en zone euro à la suite des craintes sur le niveau de l’endettement des Etats, en particulier celui de la France.
À Paris, le CAC 40, porté essentiellement par le luxe avec les résultats d’EssilorLuxottica, a fini sur un gain de 1,06%, à 7.921,68 points. Le Footsie britannique a avancé de 0,19% et le Dax allemand a progressé de 1,35%.
L’indice EuroStoxx 50 a gagné 1,40%, le FTSEurofirst 300 0,92% et le Stoxx 600 0,92% également. Pratiquement tous les grands compartiments du principal indice paneuropéen ont terminé dans le vert, avec en tête le secteur des nouvelles technologies, dans le sillage de la tendance observée outre-Atlantique.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,25%, le Standard & Poor’s 500 de 0,48% et le Nasdaq de 1,04%.
Le secteur des technologies de l’information du S&P 500 progresse de 1,39%, tirant l’indice de référence vers le haut, la plupart des valeurs liées aux semi-conducteurs ayant rebondi.
L’indice Philadelphia SE Semiconductor prend 1,89% après un mois marqué par de la volatilité au cours duquel il a reculé pendant huit séances consécutives, enregistrant ainsi sa plus longue série de baisses depuis 18 ans.
L’attention des investisseurs aux Etats-Unis est concentrée sur les résultats des entreprises, en particulier ceux des sociétés liées à l’IA. Ces derniers recherchent des indices permettant de déterminer si le cycle de dépenses dans l’IA est durable. Ils surveillent également l’impact de la hausse des prix du pétrole.
Sur l’un de ces points au moins, les résultats trimestriels de SpaceX et de Super Micro Computer ont rassuré, reléguant momentanément les craintes concernant la rentabilité des investissements dans l’IA, dont les doutes avaient déclenché une vague de ventes la semaine dernière sur les titres liés à cette technologie.
SpaceX grimpe de 10,56% et Super Micro s’envole de 14%.
En Europe, les résultats trimestriels ont également soutenu la tendance, prenant le pas sur les tensions dans l’obligataire. Le rendement de l’OAT française à dix ans a franchi en séance le cap symbolique des 5%, le niveau le plus élevé depuis mi-2002, dernier signe en date des craintes quant à la capacité de la France à redresser ses finances fragiles.
VALEURS EN EUROPE
EssilorLuxottica a bondi de 15,48% après avoir fait état d’un chiffre d’affaires trimestriel meilleur que prévu.
Carrefour a plongé de 13,8%, le géant de la grande distribution ayant abaissé ses objectifs financiers annuels, disant évaluer l’impact « de la dégradation de la situation sociale et sécuritaire » en France.
Michelin a chuté de 7,16% en raison d’un recul de son chiffre d’affaires sur neuf mois dans un contexte de baisse des volumes.
Edenred a abandonné 9,44% malgré un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes, les analystes le jugeant toutefois pas assez significatif.
Randstad s’envole de 20,16% après avoir publié un chiffre d’affaires en croissance organique supérieure aux attentes.
DSV a grimpé de 15,13%, la société de transport et de logistique ayant annoncé une hausse de son chiffre d’affaires au troisième trimestre.
LES INDICATEURS DU JOUR
Les prix à la consommation en Grande-Bretagne ont progressé de 3,5% le mois dernier sur un an, après +3,1% en août, a annoncé mercredi l’ONS, sur fond d’accélération des prix de l’énergie provoquée par la guerre en Iran.
CHANGES
Le dollar a grappillé 0,12% face à un panier de devises de référence, les investisseurs évaluant les risques de résurgence de l’inflation liée au pétrole et attendant la réunion de la Réserve fédérale américaine prévue la semaine prochaine.
L’euro recule de 0,14%, à 1,1220 dollar, tandis que la livre sterling s’échange à 1,3387 dollar (+0,07%).
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est pratiquement stable, à 5,1106%.
Celui du Bund allemand de même échéance a fini à 3,4215% après avoir fluctué entre 3,39% et 3,43%.
L’écart de rendement entre le Bund et l’OAT à dix ans est monté en séance à 159,22 points de base, proche du sommet de 15 ans atteint début octobre, à près de 160 points de base, avant de se stabiliser autour de 158 points.
Les rendements souverains à dix ans grecs, belges et italiens ont également progressé, dans un contexte de crainte généralisée quant à l’explosion de la dette publique.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est proche de l’équilibre, les investisseurs évaluant les progrès des négociations russo-ukrainiennes face à la baisse des stocks de pétrole américains. La Russie a accepté la réunion trilatérale avec l’Ukraine proposée par les Etats-Unis, selon un représentant américain.
Le Brent reflue de 0,25% à 108,53 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) baisse de 0,97% à 96,81 dollars.
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(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Benoit Van Overstraeten)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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