Echanges de tirs entre Israël et le Hezbollah dans le sud du Liban
BEYROUTH (Reuters) – Le Hezbollah a tiré mardi un missile guidé en direction d’un véhicule militaire israélien, a-t-on appris de sources libanaises, tandis que l’Eat hébreu a dit avoir répondu par une frappe contre un poste d’observation appartenant au groupe armé soutenu par l’Iran, dans ce qui constitue une troisième journée consécutive de violence à la frontière libano-israélienne.
Il s’agit d’un regain des tensions sans précédent entre Israël et le Hezbollah depuis le conflit de 2006, qui intervient dans un contexte de guerre entre l’Etat hébreu et les Palestiniens du Hamas.
Tsahal a déclaré que l’attaque n’avait fait aucun blessé.
Des sources sécuritaires ont rapporté plus tôt qu’une salve de roquettes a été lancée mardi depuis le sud du Liban en direction d’Israël. Selon une source sécuritaire libanaise, cette attaque, qui n’a pas été revendiquée, a été menée par des factions palestiniennes.
L’armée israélienne a déclaré avoir répondu par des tirs d’artillerie aux roquettes lancées depuis le territoire libanais. Sur les 15 roquettes tirées, a-t-elle précisé, quatre ont été interceptées et dix sont tombées dans des zones inhabitées.
Des affrontements lundi à la frontière libano-israélienne ont fait lundi six morts – trois combattants du Hezbollah, un officier israélien et deux combattants palestiniens qui avaient infiltré le territoire israélien via le Liban.
La mission de maintien de la paix de l’Onu dans la région, l’Unifil, a déclaré avoir détecté le tir d’une roquette aux alentours de 17h30 heure locale. Elle a appelé toutes les parties à la retenue.
Le Hezbollah a exprimé son soutien aux Palestiniens, disant lui apporter « armes et roquettes ». Il a ciblé dimanche trois positions israéliennes dans les Fermes de Chebba, zone située le long de la frontière libano-israélienne, puis deux postes militaires en Israël lundi.
Pour l’heure, toutefois, le Hezbollah n’a pas déclenché une offensive d’ampleur contre Israël.
(Reportage Laila Bassam à Beyrouth et Henriette Chacar à Jérusalem; version française Jean Terzian, édité par Kate Entringer)
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