Divergences au G20 sur le charbon et le seuil de 1,5 degré
Les vingt pays les plus riches de la planète ne parviennent pas à s’entendre ni sur l’abandon progressif du recours au charbon ni sur l’engagement à contenir le réchauffement climatique à 1,5 degré, a-t-on appris de sources proches des négociations ouvertes en amont d’un sommet organisé la semaine prochaine à Rome.
Prévu les 30 et 31 octobre à Rome, à quelques heures de l’ouverture à Glasgow de la 26e conférence de l’Onu sur le climat (COP26), ce sommet fait figure de répétition générale, mais les désaccords restent nombreux.
Pour l’heure, les pays qui polluent le plus, Chine et Inde notamment, ne semblent pas disposés à la moindre avancée et aucun progrès notable n’est apparu depuis la réunion organisée en juillet à Naples, laquelle n’avait déjà pas débouché sur la moindre entente.
« Actuellement, les pays ne bougent pas, ils se contentent de faire en sorte que leurs positions soient affirmées haut et fort », a déclaré l’une des sources de Reuters.
Selon cette dernière, ces postures n’ont à ce stade rien d’inhabituel et il serait d’ailleurs vain de s’attendre à la moindre concession avant que se réunissent les « sherpas » du G20 jeudi et vendredi prochains en amont du sommet qui rassemblera les dirigeants.
« Ce qui coince, selon moi, c’est pour la Chine, l’Inde et la Russie l’engagement (à contenir le réchauffement climatique) à 1,5 degré et la sortie progressive du charbon et des autres énergies fossiles », a dit une autre source, ministre d’un pays membre du G20.
Selon la communauté scientifique, le seuil d’un degré et demi est primordial pour enrayer la multiplication des catastrophes imputées au climat.
L’accord de Paris de 2015 sur le climat, juridiquement contraignant, vise à contenir le réchauffement climatique à la fin du siècle en deçà de deux degrés Celsius supplémentaires – et de préférence à 1,5 degré – par rapport à la moyenne de l’ère pré-industrielle, notamment via la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
(Reportage Gavin Jones et Stephen Jewkes; version française Nicolas Delame, édité par Sophie Louet)
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