Cyclisme/Tour de France-Pogacar remporte la 14e étape et creuse l’écart au général sur Vingegaard
par Vincent Daheron
SAINT-LARY-SOULAN, Hautes-Pyrénées (Reuters) -Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) a repris l’ascendant sur son rival Jonas Vingegaard (Visma-Lease a bike) en s’imposant samedi au sommet du Pla d’Adet à l’occasion de la 14e étape du Tour de France.
Leader du classement général depuis la quatrième étape, le Slovène de 25 ans a creusé son avance sur ses poursuivants grâce à une attaque explosive à moins de cinq kilomètres de l’arrivée.
« C’était de l’instinct », a-t-il réagi. « Le plan initial était juste de sprinter à l’arrivée, de prendre peut-être quelques secondes et la victoire mais c’est encore mieux. »
Le double vainqueur sortant Jonas Vingegaard n’a pas réussi à prendre sa roue quand il s’est dressé sur ses pédales et a progressivement perdu du temps, passant finalement la ligne en deuxième position avec 39 secondes de retard, tandis que Remco Evenepoel (Soudal-Quick Step) a pris la troisième place (à 1’10 ») d’une étape longue de 151,9 kilomètres entre Pau (Pyrénées-Atlantiques) et Saint-Lary-Soulan (Hautes-Pyrénées).
« Il est trop fort », a concédé le Belge, qui espère en revanche pouvoir batailler avec le Scandinave.
« Tadej a fait une très, très grosse attaque », a admis Jonas Vingegaard. « J’ai fait une bonne performance donc je ne pense pas que je puisse être déçu, mais bien sûr, c’est décevant de perdre 40 secondes (39 en réalité). Il mérite la victoire, il a roulé de manière impressionnante. »
Grâce aux bonifications allouées au vainqueur au sommet du Pla d’Adet (10,6 km à 7,9%), Tadej Pogacar compte désormais 1’57 » d’avance au général sur le Danois, désormais deuxième devant Remco Evenepoel (+ 2’22 »).
« C’est une bonne avance, forcément mieux qu’une minute et 14 secondes. Mais on ne sait jamais, le Tour est encore long », a déclaré le vainqueur de la Grande Boucle 2020 et 2021.
Tout au long de la journée, et contrairement aux discours de son équipe avant le départ de Pau, le récent vainqueur du Giro a couru, comme à son habitude, de manière offensive et pour gagner l’étape, sa deuxième sur l’édition 2024 et sa 13e au total sur le Tour de France.
Premièrement, en faisant rouler ses coéquipiers à un rythme effréné : Nils Politt, Marc Soler et Pavel Sivakov. Deuxièmement, en semant la pagaille avec une attaque de son équipier Adam Yates à sept kilomètres de l’arrivée.
« On a testé les jambes de nos adversaires », a expliqué Tadej Pogacar en conférence de presse. « Si Adam (Yates) volait, il pouvait prendre la victoire et si les autres étaient cuits, alors je pouvais tenter. C’était peut-être de l’improvisation mais à la fin, ça a fonctionné. »
Adam Yates a été surpris quand son leader lui a glissé quelques mots pour l’inciter à attaquer. « Avec Tadej, on ne sait jamais quel est le plan », a souri le Britannique.
Il a emmené un temps sur son porte-bagage Tadej Pogacar quand celui-ci l’a rejoint après son offensive, puis le maillot jaune s’est envolé seul vers la victoire, fendant la foule nombreuse, et parfois indisciplinée, à l’image de ce spectateur qui a jeté des chips au visage de ‘Pogi’.
Le diptyque pyrénéen se poursuit dimanche avec cinq ascensions répertoriées au fil des 197,7 kilomètres dont l’arrivée au sommet du plateau de Beille (15,8 km à 7,9%).
« Demain est un autre jour qui me convient peut-être mieux », a prévenu Jonas Vingegaard.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


