Biden rassure le flanc oriental de l’Otan face aux menaces de Poutine
par Nandita Bose et Alan Charlish
VARSOVIE (Reuters) – Le président américain Joe Biden a déclaré mercredi que « chaque centimètre de l’Otan » serait défendu, cherchant à rassurer les alliés du flanc oriental de l’Alliance après que le président russe Vladimir Poutine a annoncé suspendre sa participation à un pacte majeur de contrôle des armes nucléaires.
Deux jours après une visite surprise à Kyiv au cours d’une tournée européenne pour marquer le premier anniversaire de la guerre en Ukraine, Joe Biden a qualifié de « grosse erreur » la décision de Vladimir Poutine de suspendre la participation de la Russie au traité New Start de réduction des armes stratégiques.
A un pic depuis la Guerre froide, les tensions entre Washington et Moscou ont été alimentées mardi par un discours de Vladimir Poutine lors duquel le président russe a répété ses critiques envers l’Occident et prévenu que la Russie reprendraient ses essais nucléaires si les Etats-Unis venaient à le faire.
« L’engagement des Etats-Unis auprès de l’Otan (…) est absolument clair », a dit Joe Biden depuis la capitale polonaise Varsovie en amont d’une réunion des « Neuf de Bucarest » – organisation qui réunit neuf pays d’Europe centrale et d’Europe de l’Est dont la Pologne, la Bulgarie et la Lituanie.
« L’article 5 est un engagement sacré. Nous allons littéralement défendre chaque centimètre de l’Otan », a-t-il ajouté, en référence à l’article du traité de l’Alliance qui prévoit que toute attaque contre un pays de l’Otan sera considérée comme une attaque contre tous ses membres et entraînera une réponse collective.
La plupart des « Neuf de Bucarest », hormis la Hongrie de Viktor Orban, proche de Vladimir Poutine, sont des fervents partisans d’un soutien militaire renforcé à l’Ukraine, appelant notamment à la livraison à Kyiv de systèmes de défense aérienne.
« MENACE DIRECTE »
Au cours de la réunion organisée à Varsovie, Joe Biden a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis pour la sécurité des pays d’Europe centrale et d’Europe de l’Est.
« En tant que flanc oriental de l’Otan, vous êtes la ligne de front de notre défense collective », a dit le chef de la Maison blanche. « Vous savez mieux que quiconque ce qui est en jeu dans ce conflit. Pas seulement pour l’Ukraine, mais pour la liberté des démocraties dans toute l’Europe et dans le monde entier ».
La Russie dit considérer l’Otan, qui pourrait bientôt s’élargir avec la Suède et la Finlande, comme une menace pour son existence.
Dans un communiqué publié à l’issue de leur réunion, les dirigeants des « Neuf de Bucarest » ont dit être engagés à renforcer la présence militaire de l’Otan sur leurs territoires afin de dissuader la Russie, décrite comme « la menace la plus importante et directe pour la sécurité des alliés ».
Cette déclaration a été signée aussi par la Hongrie, qui a régulièrement affiché son opposition à certaines sanctions voulues par l’Union européenne contre la Russie et qui n’a pas encore ratifié l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan – parmi les 30 pays membres de l’Alliance, comme la Turquie.
Le chef de la diplomatie hongroise a appelé dans la journée à un cessez-le-feu en Ukraine et à des pourparlers de paix afin d’éviter une escalade vers un conflit de plus grande ampleur – une position dissonante dans la région, alors que les voisins de la Hongrie disent vouloir une victoire de l’Ukraine.
« Ayant vu et entendu les discours des présidents américain et russe hier, ils auraient rendu un plus grand service à l’humanité en s’entretenant tous les deux », a dit Peter Szijjarto lors d’une conférence de presse à Budapest.
Les « Neuf de Bucarest » ont réitéré mercredi leur soutien à l’Ukraine, qui use de « son droit légitime à se défendre contre l’agression russe », est-il dit dans le communiqué approuvé par la Hongrie.
(Reportage Nandita Bose, Alan Charlish, Pawel Florkiewicz, Anna Koper et Andrius Sytas à Varsovie, Robert Muller et Jason Hovet à Prague, Gergely Szakacs à Budapest; version française Blandine Hénault et Jean Terzian, édité par Nicolas Delame)
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