Agriculture: Feu vert de l’UE à la prolongation du régime d’exemption pour l’Ukraine
BRUXELLES (Reuters) – Les députés européens ont approuvé jeudi la prolongation pour une année supplémentaire de l’accès sans droits de douane ni quota des denrées alimentaires ukrainiennes au marché intérieur des Vingt-Sept, après avoir rejeté des amendements qui visaient à limiter cette mesure de solidarité adoptée en raison de l’invasion russe de l’Ukraine.
La commission du commerce international du Parlement européen a approuvé par 26 voix contre 10 et une abstention la proposition de la Commission européenne de prolonger jusqu’en juin 2025 la suspension des droits de douane et quotas qui s’appliquent normalement aux produits agricoles ukrainiens.
En réponse aux manifestations des agriculteurs européens dont l’activité est impactée par cette exemption, un système de « frein d’urgence » a toutefois été mis en place, permettant le rétablissement des droits de douane sur la volaille, les oeufs et le sucre si le niveau des importations dépasse les moyennes de 2022 et 2023.
La mesure vise notamment à calmer la colère des agriculteurs et des chauffeurs-routiers polonais qui bloquent de manière chronique les postes-frontières avec l’Ukraine depuis des mois pour dénoncer une concurrence déloyale.
Face à la déstabilisation de ses marchés agricoles, Varsovie a dit envisager d’étendre à d’autres produits l’interdiction d’importation qu’elle a imposée aux céréales ukrainiennes.
Kyiv a dit à plusieurs reprises avoir quasiment cessé d’exporter sa production céréalière via la Pologne grâce à la sécurisation d’un corridor en mer Noire qui absorbe désormais environ 95% de ses exportations, la tentative de blocus maritime russe ayant échoué.
Il appartient désormais à l’assemblée plénière du Parlement européen de confirmer le vote de sa commission du commerce, ce qui devrait être une formalité, avant l’approbation finale de la mesure par les gouvernements des Vingt-Sept.
Parmi les amendements rejetés jeudi, l’un d’eux proposait d’ajouter le miel et les céréales à la liste des produits soumis au « frein d’urgence », et un autre d’inclure 2021 – soit avant le début de la guerre en Ukraine – comme année de référence, ce qui aurait drastiquement modifié les seuils de calcul.
Le rejet de ces amendements a provoqué la colère du COPA et de la COGECA, qui regroupent les organisations professionnelles et les coopératives agricoles européennes.
(Rédigé par Philip Blenkinsop, version française Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)
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