Zone euro: L’activité du secteur manufacturier progresse pour la première fois depuis début 2022 en août
BANGALORE -L’activité du secteur manufacturier de la zone euro a progressé en août pour la première fois depuis la mi-2022 portée par une hausse de la demande intérieure et de la production, a montré une enquête menée auprès des chefs d’entreprise publiée lundi.
L’indice HCOB des directeurs d’achat (PMI) de l’industrie manufacturière de la zone euro a atteint son plus haut niveau depuis trois ans, ressortant à 50,7 en août, contre 49,8 en juillet et 50,5 lors d’une estimation préliminaire.
La barre des 50 distingue croissance et contraction de l’activité.
Alors que la croissance de la production industrielle a atteint son niveau le plus élevé depuis mars 2022, les nouvelles commandes – un indicateur clé de la demande – ont progressé à leur rythme le plus élevé depuis près de trois ans et demi.
« La reprise économique dans le secteur manufacturier s’étend… Les nouvelles commandes laissent également espérer une reprise durable », a déclaré Cyrus de la Rubia, économiste en chef à la Hamburg Commercial Bank.
« Les commandes intérieures ont augmenté et compensent l’affaiblissement de la demande étrangère. En fait, le meilleur remède contre les droits de douane américains pourrait être de renforcer la demande intérieure… Nombreux sont ceux qui prévoient de produire plus dans 12 mois qu’ils ne le font aujourd’hui », a-t-il ajouté.
Parmi les pays de la zone euro, la Grèce et l’Espagne font preuve de bonne élève avec des PMI de 54,5 et 54,3 tandis que la France et l’Italie ont également enregistré des activités en croissance dans le secteur en août.
Au contraire, l’activité du secteur manufacturier en Allemagne reste en diminution, mais a atteint son plus haut niveau depuis 38 mois à 49,9, proche de retrouver la croissance.
Les prix facturés par les fabricants ont par ailleurs légèrement diminué, malgré une hausse marginale des coûts des intrants.
(Rédigé par IIndradip Ghosh ; version française Bertrand De Meyer, édité par Augustin Turpin)
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