Wall Street vue stable, rebond en Europe avec la « tech »
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue proche de l’équilibre mercredi avant la publication d’une série d’indicateurs macroéconomiques, tandis que les Bourses européennes rebondissent à mi-séance, tirées notamment par les nouvelles technologies.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,13% pour le Dow Jones, de 0,02% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,04% pour le Nasdaq au lendemain d’une séance dans le vert portée par Tesla et les mégacapitalisations.
À Paris, le CAC 40 rebondit de 1,48% à 7.649,88 points vers 10h30 GMT, le risque politique s’atténuant avant le scrutin de dimanche. À Francfort, le Dax avance de 1% et à Londres, le FTSE prend 0,58%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,87% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro avance de 1,34%. Le Stoxx 600, soutenu par le compartiment technologique (+1,96%) dans le sillage de Wall Street, prend 0,84% après une perte de 0,44% mardi.
L’indice de référence de Wall Street, le S&P 500, a clôturé mardi au-dessus de la barre des 5.500 points après que Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), a déclaré que les données récentes montraient des « progrès significatifs » en matière d’inflation. Ces propos ont été interprétés par les marchés comme accommodants car ouvrant la voie à une baisse des taux directeurs de la banque en septembre.
Les indicateurs attendus aux Etats-Unis dans le courant de la journée, comme l’indice ISM de l’activité des services ou encore les rapports sur l’emploi devront confirmer la perspective d’un atterrissage en douceur de l’économie au risque de décevoir.
En zone euro, les prix à la production ont reculé un peu plus rapidement que prévu en mai, de 0,2% sur un mois et de 4,2% sur un an, selon les données publiées mercredi par Eurostat, ce qui contribue également à la bonne tenue des marchés actions.
La croissance de l’activité dans le privé dans le bloc a parallèlement fortement ralenti en juin, avec un indice PMI composite à 50,9, ce qui plaide pour un nouvel assouplissement monétaire.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Paramount Global bondit de 7,4% en avant-Bourse alors que National Amusements, propriété de Shari Redstone, a conclu un accord préliminaire pour céder sa participation majoritaire dans le géant des médias à Skydance Media, propriété de David Ellison, selon des sources.
VALEURS EN EUROPE
Eurofins prend 3,71% après avoir réfuté mercredi une nouvelle fois les allégations de malversations financières portées par Muddy Waters.
JD Sports perd 2,59%, Barclays étant passé à « sous-pondération » sur le titre en raison des craintes sur la forte dépendance du groupe à l’égard de Nike.
Volkswagen s’octroie 1,23% malgré le démenti apporté par le constructeur américain de véhicules électriques Rivian sur une extension de leur partenariat.
Rheinmetall gagne 4,23%, le journal Handelsblatt ayant rapporté que l’Italie prévoit d’acheter des centaines de chars au groupe allemand de défense pour environ 20 milliards d’euros.
CureVac s’envole de 22,37%, GSK (+0,03%) ayant annoncé son intention de prendre le contrôle de plusieurs vaccins que les deux laboratoires ont développé en commun.
Maersk avance de 3,36% après l’annonce par le groupe de la cession de son fournisseur de services maritimes offshore Maersk Supply Service au groupe norvégien DOF (+4,06%) pour 1,11 milliard de dollars.
TAUX
Les rendements obligataires en zone euro reculent mercredi alors que la prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir la dette française s’est réduite. La perspective d’une majorité absolue pour le Rassemblement national (RN) au Parlement français à l’issue du second tour des élections législatives de dimanche est jugée faible après les nombreux désistements de candidatures pour faire barrage à l’extrême droite.
Le rendement du Bund allemand à dix ans cède environ un point de base, à 2,6%, tandis que son équivalent français reflue de près de quatre points, à 3,294%. L’écart de rendement (spread) entre ces deux obligations redescend à 69,55 points, son niveau le plus étroit en une semaine.
Aux Etats-Unis, le rendement des bons du Trésor à dix ans se replie encore d’environ un point, à 4,4277%, après une baisse de 4,9 points mardi.
CHANGES
Le dollar recule mercredi de 0,04% face à un panier de devises de référence, dont l’euro qui s’affiche à 1,0757 dollar (+0,12%).
La livre sterling grappille 0,09%, à 1,2696 dollar, à la veille des élections législatives britanniques dont la dernière journée de campagne est dominée par l’économie.
Le yen reste faible à 161,93 pour un dollar, au plus bas depuis décembre 1986. Contre l’euro, la monnaie japonaise a également touché un creux historique, à 173,80.
« Pour le moment, le marché des changes met les autorités japonaises au défi de faire quelque chose. On a le sentiment que les marchés continueront à pousser le dollar/yen à la hausse jusqu’à ce que les responsables japonais réagissent », écrit Michelle Metcalfe, stratège en macroéconomie chez State Street Global Advisors.
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont quasiment stables mercredi après leur récente hausse, des sources faisant état d’une diminution plus importante que prévu des stocks américains de brut la semaine dernière.
Le Brent grignote 0,12% à 86,34 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grappille 0,07% à 82,87 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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