Wall Street vue sans grand changement, l’Europe sur de faibles variations, l’attentisme domine
par Claude Chendjou
PARIS, 2 décembre (Reuters) – Wall Street est attendue sur de faibles variations mardi à la veille d’indicateurs clés américains sur la conjoncture, tandis que les Bourses européennes sont également sur de timides échanges à mi-séance après les chiffres de l’inflation en zone euro. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,08% pour le Dow Jones, de 0,22% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,33% pour le Nasdaq au lendemain d’une séance dans le rouge, sur fond de remontée des rendements obligataires et de fortes cessions dans les cryptoactifs.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,18% à 8.112,24 points vers 12h33 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,56% et à Londres, le FTSE prend 0,25%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,41% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,52%. Le Stoxx 600 avance de 0,23%, soutenu par les banques (+0,97%) et la santé (+0,38%), tandis que le compartiment de la consommation (-0,27%) pèse.
La principale statistique du jour a montré que l’inflation en zone euro avait accéléré contre toute attente en novembre sur un an, à 2,2% après 2,1% en octobre, ce qui devrait conforter les paris selon lesquels la Banque centrale européenne (BCE) ne procédera pas à de nouvelles baisses de taux dans un avenir proche.
Joachim Nagel, membre de la BCE, a souligné dans une interview publiée mardi, que l’inflation était pratiquement au niveau de l’objectif de 2% de la BCE et qu’elle fluctuerait autour de ce seuil malgré une hausse des prix induite par les droits de douane américains.
La publication des chiffres de l’inflation n’a pratiquement pas fait varier l’euro ni les rendements souverains du bloc monétaire, signe que cet indicateur n’inquiète pas malgré sa hausse surprise. L’indice de la volatilité sur l’Eurostoxx 50 recule par ailleurs de 3,34% à environ 17 points.
Outre-Atlantique, le marché attend mercredi l’indice ISM manufacturier, la production industrielle et l’enquête ADP sur l’emploi, des statistiques de conjoncture essentielles qui devraient permettre de mesurer l’impact des droits de douane avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) la semaine prochaine.
La publication vendredi de l’indice des dépenses de consommation personnelle (PCE), mesure préférée de l’inflation par la Fed, est également dans le viseur des marchés.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Warner Bros Discovery prend 2,2% en avant-Bourse après une information selon laquelle le groupe a reçu de nouvelles offres, dont une de la part de Netflix, dans le cadre d’une vente aux enchères qui pourrait être bouclée prochainement.
VALEURS EN EUROPE
FDJ United plonge de 5,31% après une dégradation à « sous-pondérer » de la valeur par JP Morgan, qui met en garde contre la fiscalité et la réglementation sur les activités du groupe au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
Valeo avance de 2,29%, tiré par l’annonce par les Etats-Unis d’une réduction des droits de douane pour la Corée du Sud et les ventes meilleures que prévu du constructeur automobile chinois BYD.
LVMH prend 1% après l’annonce par le groupe de la nomination de Pietro Beccari au poste de président-directeur général de LVMH Fashion Group.
Bayer s’envole de 11,59%, l’administration américaine ayant apporté son soutien au groupe allemand qui souhaite réduire le nombre de poursuites judiciaires liées à son herbicide Roundup.
Bilfinger gagne 2,62% après avoir annoncé des objectifs « optimistes » à moyen terme.
TAUX
Les rendements obligataires souverains en zone euro progressent de nouveau légèrement mardi après une déroute des obligations mondiales qui a déclenché lundi la plus grande vente en une séance de dette de la zone euro depuis septembre.
Le rendement du Bund allemand à dix ans gagne 1,4 point de base, à 2,7629%, proche de son sommet de fin septembre, après avoir pris près de 6 points de base lundi, dans le sillage de la hausse des rendements des bons du Trésor américain et des obligations d’Etat japonaises. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans s’affiche à 4,0963%, contre 4,092% la veille, après les déclarations du gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Kazuo Ueda, qui a dit que les conditions étaient en train de s’aligner pour une éventuelle hausse des taux.
CHANGES
Le dollar fait quasiment du surplace contre un panier de devises internationales, grappillant 0,07%, après avoir touché lundi un creux de plus de deux semaines.
L’euro est stable, à 1,1611 dollar (+0,01%), les chiffres du jour de l’inflation en zone euro n’étant pas susceptibles de remettre en cause les anticipations sur les taux.
La livre sterling s’échange à 1,3198 dollar (-0,08%) après avoir atteint son plus haut niveau en un mois lundi alors que la Banque d’Angleterre (BoE) a réduit mardi le montant des fonds propres qu’elle estime nécessaires aux établissements de crédit afin de stimuler le crédit et l’économie. La BoE a cependant mis en garde contre les risques liés à l’IA et aux fonds de pension.
Le bitcoin rebondit mardi de 1,23%, à 87.521,56 dollars, après une chute soudaine de 5,2% lundi. La monnaie numérique est en repli de 30% par rapport à son pic d’octobre.
« L’ambiance (dans le secteur des cryptomonnaies) oscille entre la peur et la résignation », constate Jehan Chu, fondateur de la société de capital-risque blockchain Kenetic Capital, estimant que « les deux prochains mois seront cruciaux » et que « même les plus optimistes pourraient bien se préparer à hiberner ».
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli mardi. Les opérateurs évaluent, d’une part, les risques liés aux frappes de drones ukrainiens sur des sites énergétiques russes et les tensions croissantes entre les Etats-Unis et le Venezuela, et d’autre part, la portée des négociations sur le plan de paix américain pour l’Ukraine.
L’envoyé spécial de la Maison blanche, Steve Witkoff, et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, doivent rencontrer ce mardi dans l’après-midi le président russe Vladimir Poutine au Kremlin.
Le Brent reflue de 0,40% à 62,91 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,27% à 59,16 dollars.
PLUS AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 2 DÉCEMBRE
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

