Wall Street vue en recul, l’incertitude pèse avant les élections US
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en repli mercredi et les Bourses européennes reculent à mi-séance alors que les résultats d’entreprises, les inquiétudes sur la croissance et les élections américaines font pression sur les actifs risqués. Les futures sur indices new-yorkais suggèrent une ouverture de Wall Street dans le rouge, le Dow Jones s’affichant en baisse de 0,51%, tandis que le Standard & Poor’s 500 décline de 0,28% et le Nasdaq recule de 0,42%.
À Paris, le CAC 40 se replie de 0,78% à 7.476,4 points vers 11h00 GMT. Le Dax à Francfort abandonne 0,38%, tandis que le FTSE à Londres décline de 0,4%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perd 0,36%, l’EuroStoxx 50 recule de 0,58% et le Stoxx 600 décline de 0,38%.
La saison des résultats se poursuit de part et d’autre de l’Atlantique, et les investisseurs demeurent prudents après une série de chiffres décevants.
L’Oréal, Deutsche Bank ou Volvo Cars ont ainsi fait état de résultats moins bons qu’attendu.
Aux résultats s’ajoutent des inquiétudes sur la trajectoire économique européenne: les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) commenceraient à envisager de faire baisser les taux sous le taux neutre, afin de soutenir l’activité du bloc monétaire.
Les indicateurs PMI attendus jeudi permettront aux investisseurs de préciser leurs perspectives de politique monétaire: les marchés monétaires estiment désormais probable à 20% une baisse de 50 points de base en décembre.
Aux Etats-Unis, la publication du « Livre beige » de la Réserve fédérale donnera davantage d’éléments sur les conditions économiques actuelles et pourrait confirmer qu’un atterrissage en douceur de l’activité demeure possible.
Enfin, l’incertitude sur le résultat des élections américaines pèse, ce alors que chacun des candidats porte un projet bien distinct.
Une victoire de Kamala Harris, la candidate démocrate, aurait des impacts limités sur les actifs mondiaux, car les investisseurs estiment qu’elle s’inscrirait dans la continuité de Joe Biden, le président actuel.
A l’inverse, une victoire de Donald Trump aurait des impacts bien plus importants, car le candidat républicain propose notamment de relever les droits de douanes, baisser les impôts ou encore limiter l’indépendance de la Fed.
« Les marchés ont commencé à intégrer dans les cours (la perspective d’une victoire de Donald Trump) qui se traduirait par une politique économique plus inflationniste et une politique commerciale plus agressive », constatent les analystes de Natixis.
« Aussi, on assiste à un « depricing » des baisses de taux de la Fed, à une hausse des taux longs US, à un rebond du dollar et des cours de l’or, et à des devises émergentes en nette baisse par craintes de fortes tensions commerciales ».
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Les résultats de Tesla sont attendus après la clôture. Les chiffres de Boeing et Coca-Cola sont notamment attendus avant l’ouverture.
Texas instruments a annoncé mardi prévoir un chiffre d’affaires au quatrième trimestre inférieur aux estimations des analystes, ses clients limitant leurs commandes.
VALEURS EN EUROPE
L’Oréal recule de 3,7%, lanterne rouge du CAC 40, le géant français des cosmétiques ayant publié mardi un chiffre d’affaires trimestriel inférieur aux attentes, marqué par la détérioration de la demande en Chine et une moindre croissance pour ses produits dermatologiques.
Verallia a fait état mardi d’une baisse de son chiffre d’affaires au troisième trimestre mais a maintenu son objectif d’Ebitda pour 2024 et prend 8,9%.
ID Logistics a fait état mardi d’une croissance de 20,1% de son chiffre d’affaires à données comparables et avance de 9,7%.
Deutsche Bank a relevé mercredi ses provisions pour les prêts non performants dans un contexte de dégradation de l’économie allemande, ce qui fait reculer le titre de 1,9% malgré une croissance des bénéfices.
Le groupe publicitaire britannique WPP a annoncé mercredi avoir renoué avec la croissance organique au troisième trimestre, et grimpe de 4,7%. Heineken a annoncé mercredi un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes, et gagne 2,2%.
Le fabricant de peintures AkzoNobel a fait état d’un chiffre d’affaires et d’un bénéfice au troisième trimestre inférieurs au consensus et décline de 4,6%.
TAUX
Les rendements courts en zone euro chutent, les investisseurs estimant que la BCE pourrait abaisser ses taux de 50 points de base en décembre pour soutenir une économie européenne en ralentissement.
Le rendement du dix ans allemand recule de 1,2 pb à 2,305%, celui du taux à deux ans perd 6,8 pb à 2,131%.
Le rendement du Treasury à dix ans prend 1,4 pb à 4,2197%, tandis que le rendement du titre à deux ans progresse de 0,9 pb à 4,0459%.
CHANGES
La nervosité des investisseurs profite au dollar, actif refuge, et fait pression sur l’euro. Le dollar gagne 0,31% face à un panier de devises de référence, l’euro s’érode de 0,18% à 1,0778 dollar, et la livre sterling perd 0,06% à 1,2975 dollar.
PÉTROLE
Le pétrole s’affiche en net repli, les chiffres de l’American Petroleum Institute ayant montré une hausse plus forte que prévu des inventaires de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.
Le Brent recule de 1,67% à 74,77 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s’affaiblit de 1,78% à 70,46 dollars.
PRINCIPAL INDICATEUR ÉCONOMIQUE À L’AGENDA DU 23 OCTOBRE:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
Zone 14h00 confiance des consommateurs octobre -12,5 -12,9
euro
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


