Wall Street vue en hausse, l’Europe nerveuse avec le pétrole et les banques centrales
par Diana Mandia
30 avril (Reuters) – Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes évoluent dans le désordre jeudi à mi-séance, dans une séance volatile marquée par l’envolée des prix du pétrole, une avalanche de résultats et de données macroéconomiques et les décisions de politique monétaire attendues au Royaume-Uni et dans la zone euro.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,55% pour Dow Jones, de 0,12% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,14% pour le Nasdaq, après les résultats de la « tech » publiés la veille. À Paris, le CAC 40 perd 0,64% à 8.020,14 points vers 10h52 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,23% et à Londres, le FTSE 100 prend 0,95%.
L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,24%, le FTSEurofirst 300 gagne 0,27% et le Stoxx 600 prend 0,29%.
Un article d’Axios évoquant la présentation à venir au président américain Donald Trump de plans prévoyant une nouvelle série de frappes militaires contre l’Iran, ainsi que les craintes d’un blocus prolongé du détroit d’Ormuz, ont fait bondir jeudi le prix du baril de Brent à son plus haut niveau depuis mars 2022, à plus de 126 dollars plus tôt dans la séance.
La tendance des cours s’est inversée peu avant midi, et les prix reculent désormais légèrement, même s’ils restent très élevés, sans raison apparente pour l’instant autre que la volatilité accrue du marché depuis le début de la guerre en Iran, il y a déjà deux mois, souligne Tamas Varga, analyste du courtier PVM.
Le Brent perd 1,69% à 116,04 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 0,28% à 106,58 dollars.
Les investisseurs vivent en outre une séance riche en chiffres à analyser, avec une avalanche de résultats d’entreprises, notamment les banques françaises, et des indicateurs faisant état d’une accélération de l’inflation et d’un ralentissement de la croissance dans la zone euro.
Les banques centrales sont aussi au programme. La Banque d’Angleterre (BoE) a, comme prévu, laissé ses taux inchangés et la Banque centrale européenne (BCE) devrait également annoncer dans la journée qu’elle maintient le statu quo, mais leurs commentaires sur les risques d’inflation seront suivis de près.
Mercredi, la Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé ses taux directeurs à leur niveau actuel, comme prévu, tout en faisant état de préoccupations croissantes à propos de l’inflation dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Les échanges en avant-Bourse reflètent une nette divergence dans le sentiment des investisseurs après la publication, mercredi soir, des résultats de plusieurs géants américains de la technologie. Meta et Microsoft sont indiqués en baisse dans les premiers échanges, tandis qu’Alphabet et Amazon devraient être mieux accueillis.
VALEURS EN EUROPE
À Paris, BNP Paribas perd 4,2% malgré un résultat net meilleur que prévu au premier trimestre, tandis que la division de banque d’investissement n’est pas parvenue à profiter des turbulences engendrées par la guerre en Iran.
Crédit Agricole et Société Générale reculent aussi nettement -de 5,5% et 4,9% respectivement – après la publication de leurs comptes trimestriels.
Le compartiment bancaire du Stoxx 600 abandonne 1,05%, l’une des pires performances sectorielles de la séance.
Le constructeur automobile Stellantis chute de plus de 6%, alors que le groupe a renoué avec un bénéfice net au premier trimestre.
Technip Energies, qui a abaissé ses prévisions financières pour 2026, invoquant l’impact des tensions persistantes au Moyen‑Orient sur l’exécution des projets, cède 9%.
Ailleurs en Europe, Universal Music Group plonge de 6,7% après avoir annoncé une baisse de son chiffre d’affaires au premier trimestre due à la dépréciation du dollar et avoir déclaré son intention de céder la moitié de sa participation dans Spotify.
TAUX
Les rendements obligataires reculent légèrement jeudi, après les hausses enregistrées dans la matinée et les fortes remontées de la veille, dans un contexte de volatilité des cours du pétrole et dans l’attente des décisions des banques centrales.
Le rendement des Treasuries à dix ans recule de 1,6 point de base à 4,3997%. Le deux ans perd 3,4 points de base à 3,8977%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans perd 1,1 point de base à 3,0847%. Le deux ans cède 2,6 points de base à 2,6900%.
CHANGES
Le dollar perd 0,45% face à un panier de devises de référence, alors que les prix du pétrole reculent après une nouvelle envolée au cours des dernières heures et que les autorités japonaises ont envoyé des signaux quant à une éventuelle intervention sur le yen.
L’euro gagne 0,21% à 1,1702 dollar.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 30 AVRIL :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Inscriptions hebdomadaires au semaine au 215.000 214.000
chômage 20 avril
USA 12h30 Inflation PCE mars
– sur un mois 0,7% 0,4%
– sur un an 3,5% 2,8%
USA PIB (première estimation) T1
– sur un trimestre 2,3% 0,5%
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

