Wall Street vue en hausse avant la Fed et la « tech », l’Europe prudente à mi-séance
par Diana Mandia
(Reuters) – Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes évoluent sur une note prudente mercredi à mi-séance, après une nouvelle pluie de résultats d’entreprises et en attendant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) et les publications trimestrielles de plusieurs géants de la « tech » dans la soirée.
Après les niveaux records atteints mardi par la Bourse de New York, portée par Nvidia, les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,20% pour le Dow Jones, de 0,31% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,48% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 grappille 0,02% à 8.218,30 points vers 11h53 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,02% et à Londres, le FTSE 100 prend 0,78%.
L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,42%, le FTSEurofirst 300 gagne 0,26% et le Stoxx 600 prend 0,24%.
Les marchés d’actions européens restent mercredi près de leurs récents records, dans une journée chargée en événements financiers et macroéconomiques qui invitent à un certain attentisme.
Une réduction de 25 points de base des coûts d’emprunt de la part de la Fed étant pratiquement acquise ce soir, les investisseurs veulent surtout connaître les perspectives de la banque centrale en matière de taux d’intérêt, car la visibilité s’est réduite en raison de la fermeture partielle de l’administration américaine, qui dure depuis près d’un mois.
La technologie sera également à l’honneur alors que le géant de l’intelligence artificielle (IA) Nvidia pourrait atteindre une capitalisation boursière de 5.000 milliards de dollars, une première, et que les résultats trimestriels de Meta, Microsoft et Alphabet sont attendus après la clôture de Wall Street.
Les perspectives des acteurs de la « tech » en matière d’investissement dans l’IA feront l’objet d’une grande attention et les investisseurs devraient se montrer exigeants, surtout compte tenu des valorisations élevées du secteur.
En Europe, les dernières prévisions de bénéfices publiées mardi montrent par ailleurs que les perspectives sur la santé des entreprises européennes se sont légèrement améliorées, ce qui offre un soutien mais pourrait ne pas suffire à maintenir les gains.
« Les bénéfices européens ont démarré cette saison avec un niveau très bas. Nous constatons des résultats supérieurs aux prévisions, notamment dans le secteur bancaire, mais cela ne suffit pas encore pour justifier l’optimisme général des marchés boursiers européens à ce stade », a déclaré Laura Cooper, analyste chez Nuveen.
La Banque centrale européenne (BCE) doit pour sa part annoncer jeudi sa décision de politique monétaire, les investisseurs s’attendant largement à un statu quo.
Les espoirs d’une détente commerciale entre les États-Unis et la Chine sont également favorables avant la réunion prévue jeudi entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping. Le locataire de la Maison blanche a par ailleurs déclaré mercredi qu’un accord commercial avait été conclu avec la Corée du Sud.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Nvidia prend 3% en avant-Bourse après s’être rapprochée mardi en séance d’une valeur boursière de 5.000 milliards de dollars.
VALEURS EN EUROPE
À Paris, le fabricant d’articles de papeterie BIC plonge de 9,72% après avoir abaissé mardi soir ses perspectives de croissance du chiffre d’affaires, de marge opérationnelle et de trésorerie en 2025, citant la faible performance au troisième trimestre.
Ailleurs en Europe, Deutsche Bank, qui a annoncé mercredi une hausse inattendue de 7% de son bénéfice au troisième trimestre, avance de 2,38%.
Le constructeur allemand Mercedes progresse pour sa part de 5,36% après avoir fait état pour le troisième trimestre d’une marge opérationnelle supérieure aux prévisions dans son activité automobile.
Adidas, qui a vu son chiffre d’affaires en Amérique du Nord reculer de 5% au troisième trimestre et a dit s’attendre à ce que les droits de douane américains aient un impact direct de 120 millions d’euros sur son bénéfice d’exploitation en 2025, recule de plus de 4%
Adyen grimpe de 6,32% à la Bourse d’Amsterdam, le fournisseur néerlandais de services de paiement ayant dépassé les estimations de chiffre d’affaires trimestriel, aidé par la forte activité dans le secteur de la vente au détail.
TAUX
Le marché obligataire est plutôt calme mercredi avant les annonces de la Fed.
Le rendement des Treasuries à dix ans grappille 1,2 point de base à 3,9948%. Le deux ans prend pour sa part 1,4 point de base à 3,5081%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans ressort à 2,6230%, quasi inchangé. Celui de l’obligation à deux ans est également stable à 1,9818%.
CHANGES
Le dollar gagne 0,24% face à un panier de devises de référence, aidé par les espoirs d’un accord commercial sino-américain.
L’euro perd 0,15% à 1,1633 dollar.
La livre sterling perd 0,43% face au dollar, son plus bas niveau en près de trois mois, les marchés anticipant une probabilité croissante d’une baisse des taux de la Banque d’Angleterre (BoE).
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont en légère hausse mercredi, l’optimisme suscité par la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, les dirigeants des principaux consommateurs de brut au monde, l’emportant sur les craintes liées à une éventuelle augmentation des quotas de production par l’Opep+.
Le Brent avance de 0,39% à 64,65 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,38% à 60,38 dollars.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

