Union européenne: Gentiloni vise des plafonds nationaux de dette dans la réforme du Pacte de stabilité
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Paolo Gentiloni, compte fixer des plafonds de dette à l’échelle nationale pour les Etats membres de l’Union européenne (UE) dans le cadre de la réforme du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) qu’il compte présenter à la mi-2022, a-t-il expliqué au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).
L’application de ce texte, qui fixe les règles budgétaires à respecter par les pays européens, est suspendue depuis mars 2020 pour tenir compte des répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les finances publiques des Etats membres. Il est prévu que cette clause dérogatoire arrive à échéance fin 2022 et la Commission européenne a lancé à l’automne un débat sur la réforme de ce pacte.
« Nous ne pouvons pas mettre tous les pays sur le même plan. Les différences dans les ratios de dette sont actuellement trop importantes pour que ce soit possible », a déclaré Paolo Gentiloni, cité mercredi par le quotidien économique allemand.
Les mesures de soutien à l’économie pendant la phase aiguë de la crise sanitaire ainsi que les investissements destinés à soutenir la reprise de la croissance ont porté la dette de nombreux Etats bien au-delà de la limite actuelle, fixée à 60% du produit intérieur brut (PIB).
En France, la dette publique, qui représentait 97,5% du PIB fin 2019, avant l’émergence de la crise sanitaire, s’établissait à 116,3% du PIB à la fin septembre 2021, selon l’Insee.
Paolo Gentiloni a déclaré que la réforme qu’il portera fixera des objectifs de dette individualisés par pays, en précisant qu’il souhaitait que la Commission dispose de davantage d’instruments efficaces pour s’assurer du respect des règles budgétaires par les Etats membres.
Il a également rejeté la proposition de Klaus Regling, le directeur général du Mécanisme européen de stabilité, de relever le plafond de dette à 100% du PIB pour l’ensemble des Vingt-Sept.
« Cela ne correspond tout simplement pas à mon idée d’une vision différenciée des Etats », a-t-il dit au FAZ.
(Reportage Riham Alkousaa, version française Myriam Rivet, édité par Jean-Stéphane Brosse)
SOUTENEZ LE JOURNAL CHRÉTIEN ET RÉDUISEZ VOS IMPÔTS !
Le Journal Chrétien est 100% gratuit. Faites un don régulier et aidez-nous à poursuivre notre mission.
Vous êtes nombreux à nous demander comment le Journal Chrétien est financé. Notre mission, vous le savez, est de diffuser gratuitement les valeurs de l’Evangile. Nos ressources proviennent exclusivement des dons de nos lecteurs.
Certains lecteurs ont pris l’habitude de nous adresser un don ponctuel. D’autres privilégient un versement mensuel. Beaucoup me disent prier pour nous. En réalité, le Journal Chrétien a besoin que tous ses lecteurs se mobilisent à la mesure de leurs moyens. Songez que pour un don mensuel de 15€, vous ne dépensez réellement que 5€ ! Et votre don est défiscalisé !
Alors si vous estimez comme que la mission du Journal Chrétien est indispensable, veuillez nous soutenir. Votre générosité par le passé a permis au Journal Chrétien d’accomplir de grandes choses.
En 2025, la chaîne de télévision Chrétiens TV développée par le Journal Chrétien a débarqué sur le Canal 246 de Free, deuxième opérateur en France. Des négociations sont en cours pour étendre la diffusion de la chaîne à l'ensemble des opérateurs français.
Votre soutien financier nous aidera à :
👍 couvrir les frais de fonctionnement du Journal Chrétien ;
👍 produire des émissions de qualité pour sensibiliser et encourager ;
👍 accompagner les églises et communautés chrétiennes en difficulté ;
👍 transmettre l’héritage spirituel aux générations futures ;
👍 faire rayonner la foi chrétienne dans un esprit d’unité et d’amour.
