Suzuki va investir 31,82 milliards d’euros dans les véhicules électriques d’ici 2030
TOKYO (Reuters) – Suzuki investira 4,5 trillions de yens (31,82 milliards d’euros) d’ici 2030 dans la recherche, le développement et les dépenses d’investissement pour fabriquer des véhicules électriques à batterie (VE), a déclaré le groupe jeudi.
Le constructeur automobile japonais, connu pour ses voitures compactes « kei », a annoncé qu’il investirait 2.000 milliards de yens dans les technologies d’électrification et de conduite autonome, tout en allouant 2.500 milliards de yens à la construction d’une usine de VE à batterie et à des installations d’énergie renouvelable.
Cette annonce se produit après que d’autres constructeurs automobiles japonais ont fixé des objectifs similaires pour rattraper leurs rivaux européens et américains sur le marché en pleine expansion des VE à batterie.
Mazda a dévoilé en novembre un plan de 10,6 milliards de dollars (9,72 milliards d’euros) pour électrifier ses véhicules.
Suzuki a déclaré lancer ses premiers VE à batterie au Japon au cours de l’exercice 2023. Le président de la société, Toshihiro Suzuki, a précisé qu’il souhaitait vendre des véhicules à un prix d’environ 1 million de yens.
Le groupe prévoit de commercialiser des véhicules électriques en Europe et en Inde, ainsi que ses premières motos électriques à batterie, l’année suivante.
L’entreprise souhaite tirer parti de sa coopération avec Toyota pour prendre une plus grande part du marché indien des VE, qui est en plein essor.
Le constructeur automobile n’abandonnera pas les gammes de véhicules hybrides et à combustion interne, soulignant le manque d’infrastructures de recharge, les coûts élevés des VE et les ressources limitées en batteries, a dit jeudi Toshihiro Suzuki.
Pour l’Inde, il a prédit que les VE représenteraient 15% de la gamme de véhicules de Suzuki au cours de l’exercice 2030, contre 60% pour les voitures à moteur à combustion interne utilisant des biocarburants et de l’éthanol.
(Reportage Satoshi Sugiyama et Daniel Leussink ; version française Augustin Turpin)
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