Stellantis: Des provisions jettent le trouble malgré un bon trimestre
PARIS/MILAN (Reuters) – Stellantis a prévenu jeudi qu’il passerait au second semestre des provisions venues alimenter les craintes des investisseurs sur la capacité du groupe à tenir ses objectifs, peser sur l’action et éclipser un retour à la croissance au troisième trimestre.
Le constructeur automobile né de la fusion entre PSA et FCA a fait état d’une hausse de 13% de son chiffre d’affaires net, après sept trimestres consécutifs de baisse, et confirmé sa prévision d’une amélioration de son chiffre d’affaires, de sa marge opérationnelle courante et de son free cash flow industriel au second semestre par rapport au premier de l’année.
« Ce sont les premiers signes que nos actions commencent à produire un impact », a dit le nouveau directeur général Antonio Filosa au cours d’une téléconférence avec les analystes financiers.
Il a ajouté que viser 6-8% de marge opérationnelle courante était un objectif raisonnable pour l’entreprise sur le moyen à long terme mais que la priorité était d’améliorer la performance du groupe trimestre après trimestre, comme celle du chiffre d’affaires net publiée jeudi.
Il a également dit s’attendre à des charges non récurrentes liées à l’évolution de ses plans stratégiques et produits, notamment un effort accru sur les hybrides à côté de l’électrique pur, et à des extensions de garantie sur des moteurs souffrant de défauts de conception, comme les trois cylindres essence Puretech, ou de manière plus générale sur les véhicules neufs de plusieurs marques afin de rassurer à l’avenir les clients sur la qualité et la fiabilité des véhicules.
« Nous prenons également des mesures décisives pour aligner les ressources, les programmes et les plans de Stellantis afin de soutenir une croissance rentable à long terme, dont l’investissement de 13 milliards de dollars récemment annoncé aux États-Unis », a déclaré le nouveau directeur général Antonio Filosa dans un communiqué.
DES PRÉVISIONS JUGÉES VAGUES ET FRAGILES
Nommé fin mai, Antonio Filosa a succédé à Carlos Tavares, le dirigeant emblématique du groupe depuis sa création en 2021 mais dont le départ a été précipité fin 2024 par la dégradation spectaculaire des performances commerciales et financières du quatrième constructeur automobile mondial.
Les analystes de Jefferies ont souligné dans une note que les charges à venir constituaient un motif d’inquiétude face à des objectifs qui restent « vagues », tandis que les analystes de City ont indiqué que la taille et l’impact de ces provisions sur les free cash flows restaient incertains.
Vers 14h15 GMT, l’action Stellantis était en recul de 8,68% à 8,86 euros, signant l’une des plus fortes baisses de l’indice paneuropéen STOXX 600.
Un porte-parole du groupe a précisé à Reuters que les provisions exceptionnelles étaient déjà incluses dans les objectifs du second semestre, établies à conditions que le secteur ne connaisse pas de perturbations ou pénuries supplémentaires dans ses approvisionnements.
L’industrie automobile est confrontée à de nouvelles menaces sur les semi-conducteurs à cause d’une dispute entre les Pays-Bas et la Chine autour du fabricant Nexperia.
Stellantis a également estimé à un milliard d’euros l’impact des politiques commerciales américaines – droits de douane en tête – en 2025, dans le bas de la fourchette de ses estimations précédentes.
Le constructeur automobile né de la fusion entre PSA et FCA a réalisé sur les trois mois écoulés un chiffre d’affaires de 37,2 milliards d’euros, en ligne avec un consensus d’analystes calculé par Reuters.
Le groupe aux 15 marques a fait état notamment d’un retour à la normale en matière de stocks aux Etats-Unis et indiqué avoir lancé à la fin du troisième trimestre six des dix nouveaux modèles prévus pour 2025, un levier clé dans l’automobile pour alimenter la croissance.
(Reportage Gilles Guillaume et Giulio Piovaccari, édité par Kate Entringer et Augustin Turpin)
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